jeudi 11 juin 2015

LE DEVELOPPEMENT AUX AUTRES, A L'AFRIQUE NOIRE LA PRIERE !

AUX AUTRES PAYS ET AUX AUTRES CONTINENTS LES INFRASTRUCTURES ECONOMIQUES, POLITIQUES ET SOCIO-EDUCATIVES DE DEVELOPPEMENT 
A L'AFRIQUE NOIRE ET SES PAYS LES LIEUX DE CULTE : EGLISES ET MOSQUEES
AINSI VA LA VIE AU SUD DU SAHARA

Cette tunique de bipolarisme religieux confectionné pour les pays africains semble leur convenir à souhait. La preuve en est qu'encore au 21ème siècle, les seuls infrastructures de développement que les « généreux donateurs » offrent au continent noir, ce sont les lieux de culte à savoir : les chapelles pour les Chrétiens Catholiques romains, les temples pour les Chrétiens protestants, et les mosquées pour les Musulmans.
Du coup, là où les autres pays pays et continent se développent par des infrastructures modernes, le continent africain semble choisir le sous-développement par la prière insensée.
Oui, l'Afrique noire a opté pour le sous-développement par la prière insensée, et c'est le lieu de le dire, car tout le monde a besoin de Dieu et tout le monde prie. Il n'y a pas que l'Afrique qui croit en Dieu pour ne vivre que d'édifices religieux ; de surcroît, propagateurs d'extrémisme et de radicalisme religieux !
Oui, l'Afrique noire a opté pour le sous-développement par la prière insensée car il y a une différence entre la prière sage, intelligente et la prière insensée.
La prière insensée et sauvage, c'est celle détruit le peuple de Dieu en même temps qu'elle porte atteinte aux œuvres de Dieu pour les fragiliser. Cette prière insensée et sauvage, elle est celle inspirée par les œuvres du diable, lequel diable illumine et frappe de folie les adeptes de la prière insensée pour le malheur des humains.
A l'opposée, la prière sage et intelligente construit et édifie le peuple de Dieu, fortifie les œuvres de Dieu, par l'Esprit Saint qui ne rend pas fou le serviteur véritable de Dieu, mais au contraire, l'éclaire et le guide pour le salut des humains.
Après ces définitions, que constate-on sur notre continent africain ?
On constate qu'en Afrique noire, dans chaque campagne la plus reculée, dans chaque quartier le plus précaire, dans chaque banlieue la plus pauvre des villes, il y a toujours une chapelle catholique, un temple protestant, et une mosquée pour les musulmans ouverts à tous les croyants selon leur obédience. Mais en même, les quelques rares écoles, collèges, lycées et universités ne sont pas ouverts à tous les enfants, ils ne sont fréquentés que par une minorité d'enfants appartenant aux familles les plus nanties, vu que l'école n'est ni gratuite, ni obligatoire pour tous les enfants.
Et donc, il n'y a que les lieux de cultes très nombreux déjà, et qui continuent de proliférer davantage, qui sont ouverts à tous, enfants et vieillards, femmes et hommes, sans exception.
C'est dire que là où les lieux de cultes intègrent, l'école qui éduque, et les centres de soins qui entretiennent la santé opèrent quant à elles la sélection !
Les choses se passeraient de commentaires si nos lieux de cultes en Afrique noire œuvraient pour l'éducation et la santé, bref, pour le bien-être des populations. Que non !
Au contraire, l'Afrique noire est victime de fanatisme et d'obscurantisme religieux de tous côtés.
Qu'il s'agisse des Chrétiens ou Musulmans, ils sont instruits pour se rejeter et pour se combattre !
Et c'est ce qui explique ce regrettable bipolarisme religieux désormais devenu marque de fabrique du continent noir, laquelle est donnée partout sur la planète, pour être l'outil de compréhension et d'interprétation de tout conflit africain.
Et le plus choquant, et le plus curieux, c'est que le développement d'édifices religieux l'emporte que le développement d'infrastructures économiques, politiques, socio-éducatives...etc.!
En effet, l'Afrique noire aurait-elle plus besoin du Dieu créateur que tous les autres pays et tous les autres continents du monde entier ?
Cette question mérite d'être posée avec acuité, surtout lorsqu'on voit que ni le Christianisme, ni l'Islam ne sont des religions africaines, et que même les continents d'où, ces deux religions prennent leur source, et d'où, elles ont été transplantées en Afrique, là-bas, elles n'ont pas autant d'audience et de succès qui fassent que pour leurs édifices et lieux de prière, les populations soient privées de leurs besoins vitaux, et quotidiens, les plus élémentaires.
Pourquoi donc, l'Afrique qui n'est que réceptrice de ces religions, qu'elle n'a ni conçues, ni inventées devrait-elle ; pour leur assurer une promotion et une pérennité dans le temps, aller jusqu'à priver les siens du strict minimum ?
Pourquoi des filles et fils d'Afrique noire ; devraient-ils renoncer à leur union et à leur fraternité, vrais outils de développement des peuples, pour embrasser l'extrémisme et le fanatisme religieux, rien que pour la sauvegarde et le progrès de religions qui n'appartiennent ni à leurs ancêtres, ni même à la terre africaine ?
Quant aux femmes et hommes politiques africains, pourquoi acceptent-ils que des adeptes de croyances ténébreuses et obscurantistes, accèdent à leurs territoires nationaux, pour y semer les pommes de la discorde et les fruits du fanatisme religieux, ainsi que ceux la violence gratuite ; parmi nos populations ; par la construction de ces lieux de cultes où, sont enseignés la haine de l'autre, les meurtres et assassinats au nom d'un prétendu Dieu ?
En Afrique noire, la religion serait-elle à jamais « l'opium du peuple » comme l'a dit l'autre ?

Quel dommage de devoir le constater et le dire, aujourd'hui, l'Afrique noire est transformée en champ de bataille des promoteurs d'idéologies ombrageuses. Partout sur le continent noir, des lieux de cultes pour être fanatisés fleurissent dans tous les coins de rue ; quand des édifices qui sont de véritables machines à fabriquer des religieux extrémisés et radicalisés sont en plein essor.
Pour finir, des filles et fils d'Africains sont formés à dessein, pour la destruction de leur propre continent, par la semence de l'insécurité et la terreur qui font fuir les touristes, et en même temps empêchent la création de l'emploi pour les citoyens, lesquels sont condamnés à subir le chômage et la misère. Entre temps, dans les autres pays et dans les autres continents, les mêmes auxquels appartiennent le Christianisme et l'Islam, les infrastructures modernes qui font leur attraction se développent et attirent les touristes en grand nombre ; ces pays et continents qui ont vu naître le Christianisme et l'Islam vivent en paix et en sécurité, ils attirent ainsi les investisseurs, et c'est ainsi que des emplois sont créés et fournis à leurs citoyens, lesquels vivent en paix et dans le bonheur, là, où, les citoyens africains sont sur les routes, chassés de leurs villages et pourchassés pour cause de guerre prétendument données pour être des guerres entre Chrétiens et Musulmans, et ils souffrent, mordent la poussière, exposés qu'ils sont à tous les périls et dangers !

De nos jours, lorsque l'on va dans un village africain, dans une campagne africaine, dans n'importe quelle ville africaine, la première des choses qui saute aux yeux, c'est l'absence d'écoles, de collèges, de lycées, d'universités, de dispensaires, d'hôpitaux, d'entreprises, d'usines...etc. ; alors que sur place, fleurissent les clochers de chapelles et de temples, ainsi que les minarets des mosquées.
Le plus choquant encore, est que ce manque d'infrastructures élémentaires en matière d'éducation, de santé et d'emploi ne choque personne. De même, l'absence de routes pour fructifier les échanges entre populations d'un même pays d'une part, et d'autre part entre pays africains pour donner de la chance au développement de notre continent ne préoccupe personne. Tout ce qui compte, ce sont les lieux de culte.
Ainsi, des Africains qui ne possèdent même pas de centres de soins ni d'écoles pour leurs enfants, ni d'argent pour nourrir leurs familles au quotidien sont pourtant contraints de se priver, pour débourser de l'argent, soit pour financer des édifices religieux, soit pour financer des conflits donnés pour être inter-religieux. Et c'est à ce point qu'il est permis de se demander : jusqu'où ce continent noir ira-t-il dans le domaine de la bêtise humaine ?
En effet, en Afrique noire, même si on meurt de faim et de maladie, même si l'analphabétisme chronique freine le développement du continent, même si les enfants et les vieillards sont privés de tout et qu'ils n'ont rien du tout, tout ce qui compte, ce sont les lieux de cultes qui propagent l'extrémisme religieux en vue de la division des Africains entre Chrétiens et Musulmans !

A observer de près, on peut dire que les choses sont ainsi parce que jusqu'à présent, rien, absolument rien n'existe, en matière de supplément d'âme, pour unir les Africains autour d'un idéal commun, à un niveau national ou à un niveau continental, à part ces deux religions étrangères importées sur le continent. Ni les pays africains, ni même le continent noir ne possèdent un idéal grand et transcendant, qui rassemble les Africains pour les stimuler, leur donner un sens à la vie mais aussi un sens à eux-mêmes comme par exemple la promotion de la civilisation négro-africaine.
Ainsi, ce vide abyssal né de l'absence d'un travail d'unification des us et coutumes mais aussi de l'absence de toute promotion de la civilisation négro-africaine est comblé par des idéologies dislocatrices et ravageuses d'unité, lesquelles idéologies sont venues d'ailleurs, et n'ont rien à voir avec la civilisation négro-africaine faite de paix, de fraternité, de solidarité, de charité, d'hospitalité, de joie, d'amitié et de cordialité...;etc.

L'avènement de l'UPACEB (Union des Peuples Africains de Civilisations Ebènes) est assurément providentiel pour marquer un coup d'arrêt, disons, à cette négligence qui ressemble fort bien à une faute morale.


Yéble Martine-Blanche OGA épouse POUPIN


mercredi 10 juin 2015

LA BIPOLARISATION NORD-SUD : L'AUTRE TALON D'ACHILLE AFRICAIN

LA BIPOLARISATION NORD-SUD : L'AUTRE TALON D'ACHILLE AFRICAIN IMPUTABLE AU DEFICIT STRUCTUREL EN MATIERE D'INTEGRATION

En Afrique au sud du Sahara, les trois grandes variables « explicatives des conflits politico-armés » se résument à :
  • la bipolarisation Chrétiens-Musulmans
  • la bipolarisation Nord-Sud
  • l'ethnicité et le tribalisme.
Cela veut dire qu'en Afrique, les populations ne sont censées développer des relations de paix et de cordialité que lorsqu'ils appartiennent à la même religion (Chrétiens ou Musulmans), ou parce qu'ils habitent la même région selon qu'elle est australe ou septentrionale, ou alors lorsqu'ils appartiennent à la même ethnie ou à la même tribu.
Vraie ou fausse, nul ne peut apporter une contradiction formelle à cette assertion qui colle à la peau des Africains à la manière d'un arbre et son écorce, et qui s'est propagée sur la planète entière comme une traînée de poudre pour deux raisons :
  • les Africains eux-mêmes ne se sont pas encore exprimés sur cette assertion, via un organe officiel et crédible qui les représente pour l'infirmer.
  • Tout ce que l'on sait, c'est que dans leurs comportements et certains propos qu'ils tiennent par voie de retransmission des masse-médias, plusieurs sont des Africains qui soutiennent effectivement que les conflits dans leurs pays opposent véritablement Chrétiens et Musulmans d'une part, quand ils opposent les nordistes et les sudistes d'autre part, avec en fond, des haines tribales avec affrontements interethniques.

De ce qui précède, quelque chose devrait intriguer quand même : c'est que, le découpage des agglomérations voire des pays et des continents entre le Nord et le Sud est un fait universellement reconnu. En tant que tel, il ne devrait pas occasionner des troubles ni des conflits. C'est ainsi qu'ailleurs, sur les autres continents, ce découpage entre le nord et le sud n'est pas fauteur de troubles ni de conflits armés qui soient à même d'embraser les peuples.
Insistons pour dire que ce constat est seulement valable en dehors des frontières de l'Afrique subsaharienne où, effectivement, le découpage Nord-Sud ne constitue aucune problématique.

Mais, pour ce qui est de l'Afrique au Sud du Sahara, le découpage entre Nord et Sud est instrumentalisé pour répondre aux besoins de la cause politique, de sorte que partout sur le continent noir, ce découpage Nord-Sud est la petite flamme qui provoque de géants brasiers.
Et comment !
En effet, en Afrique noire, le découpage entre le nord et le sud, c'est tout un fond de commerce pour les femmes et hommes politiques. Et c'est peu de dire que ce découpage entre le Nord et le Sud est la sève qui irrigue tous les arbres de « la flore politicienne » sur le continent.
N'ayons pas peur de le dire, sans l'exploitation non pas bénéfique mais maléfique, de surcroît malsaine et abusive à des fins politiciennes de ce découpage naturel (admis de manière universelle entre le nord et le sud partout dans le monde), en Afrique noire, les femmes et hommes politiques n'auraient pas d'arguments pour leur électorat. En tout cas, c'est l'impression qu'ils donnent au reste du monde qui constate avec nous autres que sur ce continent noir, tout se passe comme si les femmes et hommes politiques n'avaient pas d'autres arguments intellectuels, économiques, éthiques et moraux pour prospérer dans le champs politique à part le clivage Nord-Sud.

Ce qu'il faut savoir et retenir est que cette dérive de nos femmes et hommes politiques qui fondent leur prospérité politique sur les clivages Nord-Sud n'est pas sans raisons.
Au contraire, cette dérive politicienne a son explication qui remonte à la Conférence de Berlin du 15 novembre 1884 au 26 février 1885. Laquelle Conférence de Berlin a vu le partage de l'Afrique en territoires séparés pour donner lieu à des États-nations, autonomes, les uns, vis-à-vis des autres.
En effet, c'est cet esprit des États-nations, avec sa politique obsessionnelle de souverainisme qui inspire tous les États africains jusqu'aujourd'hui au 21ème siècle.
Ainsi, depuis 1844 jusqu'aux indépendances des pays africains, les seules politiques des États africains sont celles du renforcement des États-nations.
Du coup, en Afrique noire, consciemment ou inconsciemment, une préférence en matière de politiques publiques est accordée à la rigidification des frontières terrestres et maritimes. Et comme il fallait s'y attendre, ces politiques d'étanchéité des frontières sont celles qui sont favorisées au détriment de celles favorisant le rapprochement des peuples et par delà, la mixité sociale. Et, c'est à ce niveau que le régionalisme et le tribalisme ne sont pas loin de tout Africain, qu'ils guettent à la manière d'une fauve guettant sa proie.
En clair, en Afrique noire, nous avons des sociétés humaines disséminées et sclérosées à cause des politiques agrémentant l'étanchéité des frontières terrestres et maritimes, plutôt que des politiques de brassage des peuples et des cultures.
Et, c'est dans la logique d'une telle politique de rigidification des frontières que les Africains qui accèdent au pouvoir d’État dans nos pays respectifs au Sud du Sahara, sont très nombreux à se préoccuper d'abord de la construction et de la modernisation de leur région natale, plutôt que celles de leur pays tout entier, délaissant ainsi certaines régions entières de leur pays qu'ils considèrent comme ne leur appartiennent pas, sans électrification ni eau potable, ni hôpitaux, ni écoles !
D'où, partout sur le continent noir, les variables d’occurrence pour qualifier nos gouvernements sont le tribalisme, le népotisme, le régionalisme, la corruption...etc.
De même, de cette politique d'étanchéité des frontières est né le clivage Nord-Sud qui est aujourd'hui, la lime qui aiguise les machettes qui tranchent, non plus les frontières géographiques, mais bien les cous et les têtes des Africains !
A bon entendeur, salut !

De son côté, l'UPACEB veut et elle peut effacer tous ces faux clivages pour regrouper les filles et fils d'Africains ensemble, autour d'un seul et même projet : le développement de l'Afrique entière et de ses peuples sans exceptions de pays ni de peuples. Vive l'UPACEB !



Yéble Martine-Blanche OGA épouse POUPIN

mardi 9 juin 2015

L'AFRIQUE NOIRE : LA CATASTROPHE DE LA BIPOLARISATION RELIGIEUSE

L'AFRIQUE NOIRE : LA CATASTROPHE DE LA BIPOLARISATION RELIGIEUSE IMPUTABLE AU DEFICIT STRUCTUREL

Dans l'histoire humaine, la grandeur et la force des peuples se trouvent dans les leçons qu'ils ont sues tirer de leur histoire commune, de même que leur fidélité vis-à-vis des principes, normes et valeurs qu'ils ont en partage. Et l'histoire commune des peuples, leurs principes, leurs normes et leurs valeurs, il faut pouvoir les identifier, et les regrouper dans des supports qui puissent garantir leur survie, et en même temps assurer leur propagation, voire même leur retransmission aussi bien aux générations ascendantes qu'aux générations descendantes, dans le temps et dans l'espace.
Et ne l'oublions pas, ces supports de conservation de l'histoire et des cultures des peuples eux aussi tour créés et gérés par les peuples eux-mêmes, qui les transforment en des structures, des institutions pérennes...etc., lesquelles ont vocation à survivre aux humains, encore une fois, dans le temps et dans l'espace.
Par exemple, dans les civilisations qui ont les traditions écrites, les supports de conservation de leur histoire commune sont les livres dont les structures et institutions de propagande sont les écoles, collèges, lycées, universités, ...etc.
Ensuite, pour ces civilisations écrites, les associations et les organisations politiques et humanitaires servent à promouvoir et servir certains idéaux qu'elles veulent défendre.
Venons-en maintenant en Afrique noire.
Disons qu'en Afrique noire, si traditionnellement notre tradition était orale, ce qui la menaçait de disparition partielle ou totale avec le décès de ses dépositaires, depuis, avec la colonisation, la tradition écrite a été intégrée dans nos us et coutumes. Nous disposons ainsi des structures et des institutions modernes pour assurer la survie à notre histoire commune, nos principes, nos normes et nos valeurs dont un travail d'unification reste à faire. Or, à défaut de ce travail d'unification de notre histoire commune, de nos principes, nos normes, nos us et coutumes, mais aussi à cause de notre manque de volonté d'entamer un tel travail d'unification de ce qu'il convient d'appeler notre patrimoine commun, et vu le déficit de structures et d'institutions pour les regrouper, les gérer et les promouvoir, un vide abyssal subsiste.
Or, dit l'adage, la nature a horreur du vide. Par conséquent, ce vide abyssal né de l'absence de travail d'unification de notre histoire commune, de nos principes et valeurs, de même que de l'absence de structures et d'institutions qui les promeuvent, - il fallait s'y attendre, - ne pouvait rester vide pendant longtemps.
Ainsi, c'est dans ce vide abyssal que chacun peut débarquer de nulle part, pour y déposer tout ce qui lui plaît, y compris y déverser les eaux les plus infestes et les plus immondes qui polluent notre continent d'un point de vue humain et moral.
En effet, dans ce vide abyssal constitué par le déficit structurel en matière de promotion de notre civilisation, tout ce qui est déposé se trouve être en général, à l'opposé de tout ce qui est valeureux, admissible, tolérable, et valorisable sur le champs des principes africains.

Est-il besoin d'insister pour le dire et le faire comprendre ; le prix que l'Afrique paie au manque de structures et d'institutions continentales en charge de promotion de sa civilisation est lourde !
C'est pourquoi, au 21ème siècle, le continent noir est perçu comme celui de la bipolarité entre deux religions : d'une part, la religion chrétienne et d'autre part, la religion musulmane.
Comme si depuis ses origines, l'Afrique noire connaissait ses deux religions !
Idiotie et absurdité, quand vous tenez l'Africain !

En tout cas, des deux côtés, Chrétiens et Musulmans sont instrumentalisés pour s'affronter dans le virtuel comme dans le réel. Ainsi, transformés du jour au lendemain en protagonistes, ils sont devenus dans plusieurs pays africains le glaive que l'on utilise pour détruire le continent noir, y semer la zizanie, la déstabilisation et le tirer par le bas.
Du coup, chauffés à blancs par des idéologies néfastes, extrémisés, fanatisés et radicalisés dans la violence, ces filles et fils d'Afrique, premières victimes du déficit structurel de promotion de la civilisation africaine sèment dans l'ignorance, mort et désolation sur leur passage avec : extermination de populations, tueries massives, incendies de villages entiers, viols massifs de femmes, assassinats d'enfants et de vieillards, atteintes graves aux personnes et aux biens au nom de la religion...etc.
Devant ce chaos, une question se pose avec acuité : que dit la coutume africaine ? Ordonne-t-elle de violer les femmes, de tuer les enfants et les vieillards au cours des guerres ; et permet-elle le versement du sang du prochain ?
Réponse : Non, non, et non !
En effet, dans la coutume africaine, le Droit de la guerre prohibe fortement de faire des victimes parmi les femmes, les enfants et les vieillards. Et voilà pourquoi, au cours d'une guerre dans l'Afrique traditionnelle, ils ont beau assiéger le village ou la tribu adversaire, les guerriers traditionnels ne touchaient jamais à l'intégrité des enfants, des femmes et des vieillards qu'ils choisissent d'épargner, soit en les laissant là, où, ils les ont trouvés, soit en les constituant simplement comme otages qu'on libérera après pourparlers entre les deux parties !
Questions :
1) Pourquoi au 21ème siècle, dans cette Afrique moderne, les femmes, les enfants et les vieillards sont des chairs à canon ?
Réponse : par ignorance des coutumes africaines frappées d'oubli et de manque de structures pour les promouvoir.

2) Qu'en est-il du versement de sang de son prochain dans le droit coutumier africain ?
Réponse : En Afrique traditionnelle, le crime de sang constitue la plus grande des infractions. Ce qui vaut à son auteur, la peine suprême du bannissement.
En effet, en Afrique traditionnelle, le meurtre ou l'assassinat d'une personne n'engage pas que la responsabilité pénale de l'auteur du crime, mais plutôt celle de la société toute entière qui subit ainsi la disgrâce d'un tel acte ignominieux. Et voilà pourquoi la réparation d'une telle infraction passe d'une part par l'extraction de l'auteur du sein de la communauté (son bannissement) mais aussi par des rites d'expiation dédiés aux ancêtres considérés comme les seuls pourvoyeurs d'enfants aux vivants. Ces sacrifices d'expiation du mal ainsi né du versement du sang de l'autre visent d'une part à demander le pardon et la grâce aux ancêtres pourvoyeurs d'enfants aux familles, mais aussi à purifier la société ainsi salie et souillée par l'abomination du crime de sang.
Questions :
1) pourquoi, au 21ème siècle, en terre africaine, on tue le prochain sans remords, comme si on tuait une mouche ?
Réponse : parce que les Africains ignorent leurs coutumes ancestrales. En effet, aux jeunes générations africaines, on ne leur enseigne pas leurs coutumes, et en plus, en Afrique noire, il n'y pas de structures ni d'institutions modernes qui soient basées sur les coutumes africaines pour les promouvoir et faire connaître aux jeunes générations les interdits et les usages coutumiers.

2) Pourquoi, en Afrique noir, au 21ème siècle, les peuples ne sont appréhendés que sous le prisme de la religion chrétienne et musulmane ?
Réponse : parce que sur tout le continent noir, il n'y a que ces deux religions qui se sont structurées, se sont organisées en institutions et savent propager leurs idéaux et leur idéologie.
Quant à la civilisation africaine, ses us et coutumes, ses principes, ses normes et ses valeurs, elles sont reléguées aux oubliettes, piétinées, malmenées, méprisées, et il n'y a aucune structure, ni institution pour les promouvoir.

Finalement, l'Afrique toute entière a intérêt à mettre en place un organe officiel, une institution continentale et internationale qui promeuve ses principes, ses normes, ses valeurs, ses us et coutumes. C'est de cette manière que le continent noir se protégera du radicalisme, du sectarisme, de l'extrémisme et des fanatismes religieux avec leurs multiples ravages sur les personnes et les biens.
Pareillement, une telle organisation continentale et internationale basée sur le respects des normes et principes africains en matière de droits de l'Homme sera un formidable outil de réduction et de prévention des conflits qui mettra un frein aux tueries massives pendant les conflits.
Assurément, l'UPACEB est le bienvenu !


Yéble Martine-Blanche OGA épouse POUPIN

vendredi 5 juin 2015

LETTRE AUX AMBASSADEURS DES PAYS D'AFRIQUE NOIRE

LETTRE AUX AMBASSADEURS DES PAYS D'AFRIQUE NOIRE : L'AFRIQUE N'EST PAS QUE GEOGRAPHIQUE, ELLE EST AUSSI CULTURELLE

Leurs excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadrices et Ambassadeurs des pays d'Afrique sub-saharienne en France,
Leurs excellences Mesdames et Messieurs les Consuls des pays d'Afrique sub-saharienne en France,
Leurs excellences Mesdames et Messieurs les Consuls honoraires, des pays d'Afrique sub-saharienne en France,
Mesdames et Messieurs,

En ma qualité d'étudiante-chercheur, j'ai remarqué que dans un monde de plus en plus globalisé, où, sur chaque continent, l'on constate des organisations internationales à vocation culturelle pour mutualiser les efforts en vue d'un développement économique, socio-culturel et politique des peuples, le continent africain, dans sa partie sub-saharienne qui regroupe différents peuples noirs ayant en partage la même culture manque à cet appel.
Ainsi, seule l'Union Africaine, construite sur un critère géographique, regroupant ainsi tous les pays du territoire africain est la seule organisation continentale qui prévaut à l'heure actuelle.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, tout en reconnaissant l'intérêt d'une Organisation à caractère géographique comme l'Union Africaine par exemple (équivalente du Conseil de l'Europe, l'Europe des 47), ne perdons pas de vue que la mondialisation actuelle, telle qu'elle se déploie, invite tous les peuples à faire valoir leurs cultures respectives pour non seulement en tirer profit, mais aussi en faire profiter les richesses aux autres peuples. Voilà pourquoi nous avons en exemple, l'Union Européenne (l'Europe des 28) bâtie sur la culture de la Démocratie et des droits de l'Homme, et que nous avons pareillement, la Ligue Arabe, construite autour de la langue et les cultures arabes.
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, c'est le lieu de reconnaître qu'en Afrique, l'absence d'une organisation qui tienne en compte la spécificité culturelle du continent noir est un réel déficit structurel qu'il urge de combler.
En effet, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, de par son histoire, l'Afrique noire qui avait déjà une richesse culturelle très dense et inégalée, a davantage corsé son arsenal culturel du fait de sa rencontre avec divers peuples et civilisations à travers la colonisation d'une part, et d'autre part, l'immigration très intense d'Africains à travers le monde au 20ème et 21ème siècle.
De ce qui précède, il résulte un grand mélange entre les civilisations negro-africaines originelles qui partent du continent africain et les civilisations latino-américaines, nord-américaines, caribéennes, arabes, asiatiques, européennes,...etc., en ce 21ème siècle. Pour exemple, une énumération des composantes du capital culturel des civilisations negro-africaines met en exergue :

  • des cultures negro-africaines originelles
  • des cultures negro-africaines faites de mélange avec des cultures anglo-saxones,
  • des cultures negro-africaines faites de mélange avec des cultures arabes,
  • des cultures negro-africaines faites de mélange avec des cultures asiatiques,
  • des cultures negro-africaines faites de mélange avec des cultures européennes
  • des cultures negro-africaines faites de mélange avec des cultures francophones,
  • des cultures negro-africaines faites de mélange avec des cultures germanophones,
  • des cultures negro-africaines faites de mélange avec des cultures hispanophones,
  • des cultures negro-africaines faites de mélange avec des cultures italophones,
  • des cultures negro-africaines faites de mélange avec des cultures lusophones...etc.

Il est évident, et vous conviendrez avec moi, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, qu'un tel capital socio-culturel ne peut être extrait de la mondialisation par l'oubli conscient ou inconscient qui le frappe aujourd'hui ; car il constitue un vrai patrimoine africain, mais surtout un capital mondial, à faire valoir pour l'enrichissement des Africains eux-mêmes, mais aussi pour l'enrichissement des autres peuples à travers le monde.
Et voilà pourquoi, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, je milite pour la création d'une grande Organisation Continentale et Internationale, d'obédience socio-économique, culturelle et politique qui parte de l'Afrique noire pour transcender les frontières, en vue de toucher dans leur spécificité, tout peuple noir, tout individu portant en lui les us et coutumes africains, où qu'ils se trouvent.
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, dans la perspective de la création d'une telle Organisation continentale, votre aide nous sera très précieuse et nous voudrions d'ores et déjà vous soumettre six doléances :

1) Première doléance
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, les vendredi 25, samedi 26, et dimanche 27 septembre 2015 prochain, doit se tenir à Paris, un séminaire de formation et de réflexions sur les jalons à poser en théorie et en pratique, pour la concrétisation réelle de cette Organisation Africaine d'intégration des peuples noirs et de leurs cultures, laquelle Organisation, dans sa forme embryonnaire, prend le nom provisoire de l'UPACEB (Union des Peuples Africains de Civilisations Ebènes). Voir en fichier-joint, le projet du programme dudit séminaire.
  • Déjà, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, je voudrais vous inviter à faire partie des nôtres à la cérémonie d'ouverture de ce séminaire qui débutera à 9h00 et finira après une courte allocution de 5 minutes pour introduire le séminaire, et une autre allocution de 10 minutes prévue pour être prononcée par le Doyen des Ambassadeurs d'Afrique noire présent à Paris, dont je vous serais très reconnaissante de m'indiquer les coordonnées en réponse à ce courriel.
  • En outre, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, je voudrais compter sur vous, pour mettre à notre disposition, une salle d'une capacité d'accueil de 100 à 200 personnes pour l'organisation de ce séminaire. Pour votre information, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, je viens de lancer le projet du séminaire sur l'UPACEB, et en une semaine, je recueille 74 noms inscrits comme participants potentiels.
Il est donc à envisager, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, qu'au moins une centaine de participants sera présente à ce séminaire.
Je vous en supplie, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, veuillez, nous faire de la place, pour la tenue de ce séminaire, dans l'une des salles de réunions, des nombreuses ambassades des pays afro-sub-sahariens sur Paris.
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, à défaut d'une salle de réunion au sein d'une Ambassade africaine sur Paris, une ou plusieurs ambassades africaines pourraient-elles accepter de nous louer une salle ou un amphithéâtre sur Paris ; pendant trois jours ; pour la tenue de ce séminaire de formation et de réflexion sur l'avenir de notre continent ?
En effet, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, l'UPACEB n'étant qu'un projet, nous ne disposons pas de fonds pour louer une salle ou un amphithéâtre sur Paris pour cette formation préliminaire. Aussi, voudrions-nous compter sur le soutien des Ambassades des pays d'Afrique noire, présentes à Paris, pour nous aider à trouver une salle spacieuse pour l'organisation de notre séminaire qui durera trois jours, et regroupera environ 100 à 200 personnes.
Pour toute aide qui nous sera accordée pour la réussite de ce séminaire, nous vous en serions très reconnaissants, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs.

2) Deuxième doléance
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, nous vous serions très reconnaissants de bien vouloir, accepter d'offrir aux participants au séminaire, parallèlement à la salle devant organiser le séminaire, des viennoiseries, des boissons chaudes et boissons fraîches en début de chaque matinée et au moment des pauses, pendant les trois jours de déroulement du séminaire.
3) Troisième doléance
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, sans attendre que le projet de l'UPACEB voit le jour, je vous serais très reconnaissante de bien vouloir être notre courroie de transmission, en relayant dès maintenant même, l'information concernant ce projet portant sur la création de l'UPACEB à tous les Chefs d’États et de Gouvernements Africains, des pays africains au sud du Sahara, ainsi qu'à la Chairperson Mrs. Nkosazana Dlamini-Zuma, Présidente de la Commission de l'UA, et au Président de l'Union Africaine, son Excellence Monsieur le Président Robert Mugabe.

4) Quatrième doléance
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, après le séminaire de formation et de réflexion sur le projet de l'UPACEB à Paris, les résultats des travaux seront consignés dans un document à remettre mains propres à toutes les ambassades des pays africains de l'Afrique sub-saharienne présentes à Paris, à chaque Chef d’État Africain en Afrique au sud du Sahara, mais aussi aux dirigeants de l'Union Africaine. A ce sujet, deux options s'offrent à nous pour ce qui concerne les Chefs d’États et de Gouvernements en Afrique au Sud du Sahara et pour ce qui concerne les dirigeants de l'UA :

  • soit, chaque ambassadeur de chaque pays accepte de prendre le document post-séminaire pour le transmettre à son Chef d’État ou Chef de Gouvernement,
  • soit, chaque ambassade met à notre disposition deux billets d'avion aller-retour entre Paris et son pays, afin que nous désignions parmi les séminaristes à Paris, deux personnes formant une délégation, pour aller remettre mains propres le documents des travaux du séminaire de Paris à son Chef d’État ou à son Chef de Gouvernement.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, d'avance, je voudrais compter sur votre esprit de générosité pour offrir à nos délégations respectives, les billets d'avion dont elles auront besoin pour aller remettre mains propres aux Chefs d’États et de Gouvernement, ainsi qu'aux dirigeants africains, les documents portant sur les travaux de Paris, à défaut de les faire acheminer à eux, par vous-mêmes.

5) Cinquième doléance
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, après le Séminaire de Paris des 25, 26 et 27 septembre 2015, nous projetons d'organiser un sommet continental sur Abidjan à la deuxième semaine de 2016, du Lundi 08 février au vendredi 12 février 2016 avec l'accord des autorités ivoiriennes que nous contacterons à ce sujet, après le séminaire de Paris.
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, l'objectif d'un tel sommet est de porter officiellement, sur les fonds baptismaux, la naissance de l'UPACEB comme Organisation économique, socio-culturelle et politique à caractère continental et international.
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, en l'espoir que les autorités ivoiriennes accueilleront favorablement notre demande, et, à cette occasion, nous vous serions très reconnaissants de bien vouloir d'une part, faire partie des nôtres, et d'autre par, d'accepter de transmettre notre invitation à tous les Chefs d’États et de Gouvernement, ainsi qu'aux dirigeants de l'Union Africaine à la cérémonie inaugurale.
Par ailleurs, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, après ce sommet qui consacrera d'après nous, la naissance officielle de l'UPACEB, il nous reviendra de faire acheminer de nouveau, les résultats des travaux à toutes les ambassades des pays africains aux sud du Sahara présentes à Abidjan, mais aussi à travers elles, aux Chefs d’États et aux Chefs de Gouvernement des pays africains sub-sahariens, sans oublier les dirigeants de l'UA.
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, de nouveau, nous aurons besoin de votre soutien, dans le cadre du financement des billets d'avion de nos délégations.
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, l'UPACEB ainsi née officiellement, nous comptons la remettre aux Chefs d’États et Chefs de Gouvernements africains des pays africains sub-sahariens, afin qu'ils décident de son organisation et de son fonctionnement.
Bien entendu, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, si nous considérons que la décision politique de l'organisation et du fonctionnement de l'UPACEB relève de la compétence exclusive de nos Chefs d’États et Chefs de Gouvernements, il n'en demeure pas moins que la diaspora africaine de France et d'Europe qui a réfléchi à ce projet sera prête à jouer pleinement le rôle que lui confieront nos Chefs d’États et nos Chefs de Gouvernements.

6è doléance
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, l'UPACEB rendue officielle et opérationnelle par les Chefs d’États et Chefs de Gouvernements africains des pays au sud du Sahara aura vocation à se déployer partout dans le monde, disposant ainsi de chancelleries et de représentations diplomatiques au même titre que l'Union Européenne.
Dans cette perspective, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, nous comptons sur tous les Ambassadeurs africains d'Afrique sub-saharienne situés sur les six continents à se mobiliser pour trouver à l'UPACEB, des locaux administratifs dans chaque pays au monde, afin que l'organisation continentale et internationale puisse exécuter les objectifs à lui assignés.

En définitive, et pour l'information rapide des participants, il faut rappeler que nous attendons une réponse rapide et favorable pour ce qui concerne la demande de salle pour le séminaire des 25, 26, 27 septembre 2015 à Paris, vous priant de découvrir :

  • en fichier-joint, le projet de programme du séminaire de l'UPACEB à Paris.
  • le lien sur le Blog de l'UPACEB : http://upaceb-afrique.blogspot.fr/
Sur ce, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, et espérant compter sur le dévouement de tous les filles et fils d'Afrique au Sud du Sahara dont vous-mêmes, pour la promotion de l'unité culturelle des peuples negro-africains à travers la planète entière, je vous prie de bien vouloir agréer l'expression de nos salutations les plus respectueuses.


Pour l'UPACEB,


Yéble Martine-Blanche OGA épouse POUPIN
5, Rue des Écossais
F-86000 POITIERS
Tél 05 49 41 12 91


mercredi 3 juin 2015

L'UNION EUROPENNE, L'AUTRE VICTIME DU DEFICIT STRUCTUREL

L'UNION EUROPENNE, L'AUTRE VICTIME DU DEFICIT STRUCTUREL EN AFRIQUE SUB-SUBSAHARIENNE

La liste des victimes du déficit structurel en matière d'organisation continentale en Afrique ne fait que s'allonger. L'Union Européenne en est un exemple.

L'Union Européenne ou l'Europe des 28 rappelons-le, c'est cette organisation politico-économique qui pose pour critères à son adhésion, la culture démocratique et le respect des droits de l'Homme.
Par ailleurs, elle a son siège à Bruxelles et elle compte 24 langues officielles. Cette organisation ne regroupe en son sein qu'une partie des pays situés sur le continent européen. En l'espèce, on peut la comparer à la CEDEAO, la CEMAC ou à la SADC qui sont des organisations africaines sous-régionales qui regroupent quelques pays membres.

Quant au Conseil de l'Europe, c'est cette organisation inter-gouvernementale instituée le 5 mai 1949 par le traité de Londres, qui compte 47 États membres, et qui est fondé sur le critère géographique vu qu'il englobe les pays situés sur le continent européen. En l'espèce, on peut dire qu'il est l'équivalent de l'UA (Union Africaine).

Sur le terrain des principes, on peut admettre que l'UE (Union Européenne) aient des relations bilatérales soit, avec la CEDEAO ou la CEMAC ou la SADC, soit qu'elle ait des relations multilatérales avec les trois.
Quant au Conseil de l'Europe, elle développerait des relations bilatérales avec l'UA (Union Africaine) que cela ne surprendrait personne. Au contraire, on approuverait une telle relation vu que ce sont deux organisations politiquement égales.

Seulement voilà, lors de certains sommets de l'UA (Union Africaine), on aperçoit à la télévision des délégations venues d'Europe pour y prendre part. Ce qui suscite naturellement les questions suivantes :

  • Ces délégations européennes que l'on aperçoit à la télévision durant certains sommets de l'U.A représentent-elles le Conseil de l'Europe c'est-à-dire, l'Europe des 47 ; dans le cadre des relations bilatérales entre les deux organisations (Conseil de l'Europe et Union Africaine) qui se valent politiquement ?
  • Ou alors, ces délégations européennes participant aux sommets de l'UA représentent-elles l'Union Européenne (l'UE), c'est-à-dire l'Europe des 28 qui n'est pas politiquement parlant, l'équivalente de l'UA ?

Autres questions :
  • Si ces délégations européennes qui prennent part à certains sommets de l'UA représentaient le Conseil de l'Europe, c'est-à-dire l'Europe des 47, est-ce que l'UA ; elle aussi envoie des délégués à certains sommets du Conseil de l'Europe (l'Europe des 47) ?
  • Au cas où, ces délégations européennes qui participent à certains sommets de l'UA représenteraient l'UE (l'Europe des 28), deux questions se posent :
    - la première question est de savoir si l'UA, elle aussi envoie des délégations à certains sommets de l'Union Européenne.
    - La deuxième question est celle de la légitimité d'une telle collaboration. En effet, une organisation économique et politique, ne regroupant que quelques pays membres (Union Européenne), peut-elle collaborer d'égale à égale ; même dans le cadre d'une relation bilatérale, avec une organisation continentale (Union Africaine) englobant l'ensemble des pays du continent ; et vice-versa ?
  • Et qu'en est-il des chancelleries de l'Union Européenne dans les pays africains ?
  • L'Afrique, elle aussi, a-t-elle une organisation de la même trempe que l'UE, avec des chancelleries dans les pays européens ; et le reste du monde ?

C'est dans la réponse à ces questions qu'on peut effectivement réaliser que si le Conseil de l'Europe (l'Europe des 47) a son équivalent en Afrique qui est l'Union Africaine (l 'Afrique des 54), il n'en est pas ainsi de l'Union Européenne (l'Europe des 28) qui manque de partenaires en Afrique en l'état actuel, à part les organisations sous-régionales citées ci-dessus qui lui ressemblent approximativement.
Il n'est jamais trop tard pour mieux faire. Ce déficit structurel qui se nourrit d'un déficit diplomatique peut trouver solution. Et cette solution, c'est l'UPACEB (Union des Peuples Africains de Civilisations Ebènes) .



Yéble Martine-Blanche OGA épouse POUPIN

mardi 2 juin 2015

LA DIASPORA AFRICAINE : L'AUTRE VICTIME DU DEFICIT STRUCTUREL


LA DIASPORA AFRICAINE : L'AUTRE VICTIME DU DEFICIT STRUCTUREL EN MATIERE DE VISION GLOBALE DES POLITIQUES PUBLIQUES VISANT LES PEUPLES AFRO-SUBSAHARIENS

Dans ma langue maternelle le « Môdjoukrou » au sud de la Côte d'ivoire, un adage dit, je cite : «c'est du pays lointain que l'on ramène des trésors aux siens». Cela veut dire que la richesse des peuples dépend très souvent, et en grande partie, de l'apport de leurs diasporas.
Historiquement, cet adage s'est vérifié dans la Grèce antique et il est contenu dans la notion historico-philosophico-politique de « Miracle grec », laissée à la postérité par Ernest Renan, père de la citoyenneté française.
Ainsi, dans la pensée moderne, lorsque l'on évoque la notion de « Miracle grec », cela consiste à désigner les progrès socio-économiques, les grands bouleversements culturels, bref, les changements profonds dans le domaine de la pensée survenus dans la Grèce antique au 5ème siècle Ante Christum natum.
Autant d'avancées sociétales et culturelles qui ont fait la grandeur de la Grèce antique, et qui sont caractérisées par l'émergence des philosophes présocratiques ; la construction du Parthénon d'Athènes sans oublier la floraison d'une œuvre littéraire de grande ampleur.
Mais le plus intéressant dans cette histoire de transformations sociales et culturelles de la Grèce antique est le rôle majeur de sa diaspora.
En effet, d'après les spécialistes de l'histoire hellénistique, « le miracle grec » s'est produit grâce aux Hellénistiques de la diaspora qui ont su identifier depuis les pays lointains où ils ont séjourné, des richesses potentiellement utiles à leur pays, qu'ils ont savamment introduites dans leur pays, les faisant ainsi intégrer au patrimoine national, pour créer de toute évidence la grandeur de leur nation en son temps, laquelle grandeur est fondée pour ainsi dire, sur le multiculturalisme.
Par la suite, on verra que, des siècles après, les connaissances multiculturelles ainsi constellées dans des notions philosophiques, et ce, de la seule initiative de la diaspora hellénistique, et diffusées dans la Grèce antique pour lui assurer sa grandeur seront finalement propagées sur l'ensemble du continent européen tout entier, à telle enseigne que les Européens définissent aujourd'hui, sans se tromper, que leur civilisation est le condensé du Christianisme et de la logique grecque.

Qu'en est-il de la diaspora africaine répandue sur la terre des hommes aujourd'hui ?
Ce que l'on peut dire, c'est que d'abord, la diaspora africaine en dehors de l'Afrique est nombreuse et elle n'arrête pas de grossir.
Ensuite, si elle est très active à des niveaux nationaux où, elle se fait remarquer par le flux d'argent qu'elle transfère aux familles, au plan social et culturel, son apport reste à déplorer, du fait de son émiettement en associations de villages, associations de tribus, ou en partis politiques, émiettement qui signe pour de bon sa pauvreté.
Oui, au plan socio-culturel, la diaspora africaine est pauvre, improductive car elle est morcelée alors que c'est dans l'unité dans la diversité que l'on s'enrichit.
Et puis, cet émiettement en groupuscules parcellaires empêche la synergie des forces et des expériences mutuelles nécessaires pour des projets globaux profitables au continent noir dans un monde de plus en plus globalisé.
Enfin, si cet émiettement en associations de villages, associations de tribus et partis politiques est dommageable aux initiatives nationales, c'est surtout les actions envisageables à un niveau continental qui en pâtissent le plus lourdement.
Quelqu'un me disait récemment, « pour les Africains, ce qui compte, c'est le village d'abord, et puis la tribu. Pour ce qui concerne leurs pays et leur continent, ils s'en moquent. » Quel constat en même temps judicieux et dramatique !
C'est au milieu de cette situation d'immobilisme de la diaspora africaine en matière vision globale des politiques publiques nationales et continentales que ces dernières années, plusieurs sont des chefs d’États africains qui appellent leurs diasporas respectives à retourner dans leurs pays d'origine pour y apporter leur expertise. Une aubaine pour les différentes diasporas afro-subsahariennes qui devraient en profiter pour unir leurs expériences et leurs richesses pour entamer enfin la construction de leurs pays et de leur continent.
Se pose alors à un niveau continental, le problème d'une structure qui puisse aider à coordonner les actions.
En effet, vers qui s'adresser lorsqu'on est Africain de la diaspora et qu'on veut être utile à son continent ?
En général, la diaspora de chaque pays se dirige vers l'ambassade de son pays lorsqu'il vise à entreprendre une action dans son pays d'origine. A ce niveau, une autre problématique se pose, celle de la question des exilés politiques, ne pouvant retourner dans l'immédiat dans leur pays où ils craignent pour leur vie, à cause de différents mobiles. Que fait-on de cette catégorie sociale faisant partie intégrante de la diaspora africaine ?
Ni dans leurs pays d'exil, ni dans leurs pays de résidence de la diaspora africaine (Amérique, Asie, Europe, Océanie et Pacifique), ni même dans les pays d'Afrique, il n'existe aucune représentation diplomatique africaine à laquelle s'adresser pour des actions globales au niveau continental. A ce sujet, l'Union Européenne dispose de chancelleries dans presque tous les pays au monde.
En ce qui concerne l'Afrique sub-saharienne, aucune structure de ce type !
Et pourtant, que les choses seraient faciles si on avait au plan continental, une grande organisation avec des démembrements dans les pays africains, américains, (nord et sud), européens, asiatiques...etc., et qu'est-ce que la diaspora aurait fait pour son continent !
Par exemple, dans l'année, certains Africains sur le continent mais aussi ceux de la diaspora pourraient en cas de besoin aller en renfort dans les pays en manque de professionnels qualifiés pour assurer des formations à court, moyen ou long terme ; et d'autres professionnels y apporter leur expertise pratique dans différents secteurs (Informatique, technologie, Santé (médecine, pharmacie), Gestion, Économie, Droit, etc.)
Mais, que de choses on aurait mis en place au sein de la diaspora pour enfin sortir notre continent de cette situation de sous-développement !
Lorsque je pense par exemple à toutes ces terres africaines qui se bradent à des non-africains à tour de bras et dont la presse s'en fait l'écho, les a t-on d'abord proposées à des Africains résidant sur la face de la terre ? Et comment on peut atteindre ces Africains de la diaspora sans une structure commune et officielle qui les informe régulièrement des besoins du continent, des opportunités d'affaires qui s'offrent à eux, et les invite à faire connaître leurs besoins et aspirations pour l'essor du continent ?
Je suis de celles et ceux qui pensent que la diaspora est mûre et prête à venir au secours de notre continent, mais que l'absence d'une structure continentale avec des démembrements internationaux pour coordonner et rendre effectif son déploiement constitue un frein majeur à ses initiatives.
C'est aussi l'un des principaux objectifs que vise l'UPACEB (Union des Peuples Africains de Civilisations Ebènes).
Assurément, l'UPACEB qui porte en elle toute la doctrine systémique du Panafricanisme n'est pas qu'une organisation culturelle. Elle est surtout un projet politique de développement sur le continent noir.
Visiter le lien ci-dessous :



Yéble Martine-Blanche OGA-POUPIN

dimanche 31 mai 2015

DE L'AFRIQUE TRADITIONNELLE A L'AFRIQUE MODERNE

DE L'AFRIQUE TRADITIONNELLE A L'AFRIQUE MODERNE OU LE PASSAGE DE L'INTEGRATION SOCIALE A LA DESINTEGRATION SOCIALE.

Parler de mutations profondes de la société africaine traditionnelle en matière d'intégration sociale à un petit Africain né dans une ville, au sein d'une famille moderne et nantie, qui de surcroît a grandi dans une villa cossue entretenue par de nombreux gardiens et travailleurs à domicile, dans un quartier huppé d'Abidjan, de Libreville, de Dakar, de Yaoundé, de Brazzaville, de Kinshasa...etc., c'est comme la prédication dans le désert d'un dernier prêtre de culte en voie de disparition à un incroyant. Non seulement ce petit Africain vous croira à peine, mais encore il verrait en vous un vil mélancolique d'une période imaginaire, délirant à plein tube.
Mais, pour l'Africain né dans une campagne et un village africains sous le régime des traditions ancestrales, devoir se souvenir de ce passé, et opérer un parallélisme entre cette Afrique traditionnelle et l'Afrique moderne, quelle souffrance ! Quelle torture psychologique ! Et finalement quel désenchantement !
Entre cette société traditionnelle africaine, où, l'individualisme était inconcevable, vu que c'est l'altruisme caractérisé par le groupe, le collectif, qui donnait un sens à la vie des personnes, et cette société africaine moderne où, inversement, c'est le culte de l'individualisme, mais quel écart !
Au risque de tomber dans le culte fanatique d'un modèle social au détriment d'un autre, disons avec réalisme qu'autant, l'excès d'intégration sociale peut nuire à l'individu dans certains cas, autant, il est tout aussi vrai que l'excès d'individualisme est non seulement nocif à l'individu mais encore à la société. De ce constat, la logique voudrait que la société idéale soit celle qui favorise les deux formes de vie sociale que sont : l'individualisme et le collectivisme.
Nos amis Européens ont établi cet équilibre : parallèlement à l'institution sociale originelle qu'est la famille, ils ont mis en place plusieurs institutions sociales comme les orphelinats, les maisons de retraite, les logements sociaux, les structures d'entraide sociale...etc.
A l'opposé, en Afrique moderne, on a uniquement fait de démanteler le réseau du collectivisme traditionnel chargé de prendre en charge l'insertion sociale de l'individu à tous points de vu sans lui substituer d'autres institutions. Aucune alternative n'a été envisagée avec le destruction du lien social dans l'Afrique moderne. Du coup, aujourd'hui, en Afrique, naître dans une famille aisée est une garantie de réussite, lorsque naître dans une famille démunie inscrit le destin de l'individu dans le chaos.
Le chômage galopant dans les villes et campagnes africaines, l'analphabétisme chronique et ses ravages au sein des collectivités où se côtoient lettrés et illettrés avec son lot de conflits permanents, l'abandon des malades sans soins, l'insécurité...etc. se développent sur le continent et se prolongent dans la durée comme s'ils étaient le fait de la fatalité, du mauvais sort, face auxquels l'on n'y pouvait rien. Ainsi, on oublie que si l'Afrique noire connaît une dégradation sociale d'une telle ampleur, c'est bien parce que les États africains ont tous adopté un système managérial complètement étranger à celui de la société traditionnel africain. Et que les politiques publiques modernes initiées dans nos pays respectifs sont entièrement dépouillées des techniques de management anciens basés sur la solidarité et l'esprit de groupe, lesquels ont permis à nos sociétés africaines de s'inscrire dans le progrès social et ce, dans la durée.
Devant une telle régression sociale, l'UPACEB se propose d'être un autre outil continental qui va insuffler une autre gestion managériale de nos États basée sur le système traditionnel africain des politiques publiques.
Retournons dans le passé pour voir en exemples ce qui se faisait dans les politiques publiques d'éducation(1), d'emploi(2), de santé(3), de finances(4), de sécurité(5), de politique étrangère et immigration(6), politiques culturelles...etc., et nous verrons qu'encore aujourd'hui, au 21ème siècle, tous ces leviers peuvent être activés et rendus opérationnels sans nuire aux États, ni même au continent mais au contraire, les renforceront et accéléreront leur développement.

  1. L’Éducation
En Afrique traditionnelle, l'éducation de tout enfant est une affaire communautaire. Tout enfant africain, qu'il naisse d'une famille aisée, ou qu'il naisse dans une famille pauvre appartient à la communauté. Il reçoit la même éducation que tous les enfants du corps social avec lesquels il grandit dans le partage de leurs talents mutuels, dans les jeux collectifs.
Jamais en Afrique traditionnelle, l'éducation d'un enfant n'a relevé de la responsabilité exclusive de la famille. Bien sûr, à la naissance, les parents ont le devoir d'instruire l'enfant sur ses devoirs élémentaires de politesse envers l'adulte, et de convivialité avec ses camarades de jeux. Également, l'enfant apprend à découvrir les tabous familiaux dès ses premières années de vie sur terre. Mais dès l'instant, où, l'enfant se pose en tant que sujet, qu'il intègre le corps social auquel il est appelé à s'identifier, c'est tout le corps social qui prend en charge son éducation.
Question : pourquoi, aujourd'hui, en Afrique, certains États sont nombreux à ne pas rendre l'école obligatoire et gratuite pour tous les enfants jusqu'à un certain âge ? Et pourquoi ce laisser-aller, ce laxisme au niveau continental, entre États rendant l'école obligatoire et d'autres États ne la rendant pas ? L'Afrique traditionnelle a-t-elle une seule fois transigé en matière de politique éducative ?

Je le disais tantôt en ce qui concerne les rites initiatiques dans l'Afrique traditionnelle. Les rites initiatiques obéissaient à des critères d'âge, de sexe, de clan, de village, de tribu...etc.
A ces occasions, tous les impétrants remplissant les critères requis subissaient lesdits rites sans exclusive.
Question : pourquoi au sein de certains États de notre continent, l'inscription à l'école connaît-elle tant de discriminations qui laissent à la rue et sur le pavé de nombreux enfants africains soumis à des corvées et à de mauvais traitements ; tandis que d'autres de leur âge sont tranquillement dans les classes ?
C'est le lieu de rappeler qu'une Organisation à caractère continentale peut rétablir la justice sociale en matière d'éducation. En effet, de même qu'en Afrique traditionnelle, l'éducation des enfants relève de la compétence du corps social tout entier, les États africains ont le devoir moral de transférer leur compétence en matière d'éducation à une organisation continentale comme l'UPACEB, afin qu'elle se charge des politiques publiques dans ce domaine.

  1. L'emploi
L'Afrique traditionnelle ne connaissait pas de chômage. En effet, au sein de cette société rurale vivant d'agriculture, de chasse et de pêche, l'emploi était organisé en corporations. Du coup, chaque membre de la société appartenait à un corps professionnel qui exerçait le travail à la chaîne. Cela veut dire que les uns et les autres selon leur obédience professionnelle s'entraidaient. A tour de rôle, on allait aider un tel à défricher son champs, on allait prêter main forte à tel autre pour ses récoltes. Ainsi de suite, chacun, bénéficiait de forces supplémentaires pour commencer ou pour finir son travail. Et voilà pourquoi les richesses ainsi produites pouvaient bénéficier aux plus précaires de la communauté car la création de richesses était une entreprise collective.
Mine de rien, une telle politique de l'emploi peut être mise en place à un niveau continental par le transfert de compétences entre les pays. En effet, à défaut d'une telle politique de coopération professionnelle, dans certains pays africains, des médecins, des ingénieurs, des professeurs, des diplômés en trop sont au chômage, quand d'autres pays africains, on déplore un déficit de qualifiés.
Devant une telle situation, une organisation continentale de type de l'UPACEB peut coordonner les échanges de compétences entre les pays. Il ne s'agira pas pour les chercheurs d'emploi de postuler directement auprès de l'UPACEB qui ne les connaît pas et ne peut pas vérifier la crédibilité de leurs diplômes. Il appartient aux États membres d'identifier et de fournir chaque année leurs besoins ainsi que leurs postes à pourvoir dans des domaines précis. Parallèlement, il leur appartient de fournir chaque année une liste de leurs qualifiés, disponibles, pour exercer dans un autre pays membre de l'UPACEB.
Cela veut dire que la compétence, en matière de politique de l'emploi peut être subsidiairement transférée à l'Organisation Continentale comme par exemple l'UPACEB.
Pour exemple, dans le domaine agricole, l'Union Européenne a une politique agricole commune. Ce qui lui permet de venir en aide financièrement aux agriculteurs de l'Union. Pourquoi le continent africain ne le ferait pas pour ses paysans et autres professionnels dans d'autres domaines ?

    3) La Santé
S'il y a un domaine en Afrique traditionnelle qui n'échappe pas à l'action groupale, c'est celui de la santé. Et cela mérite d'être expliqué.
En effet, si pour la science européenne, l'Être Humain est composé en trois parties : le Corps, l'Esprit, et l'Âme, pour la science africaine, l'Être Humain est composée en quatre parties : le Corps, l'Esprit, l'Âme et le Cœur.
Ainsi, pour la science africaine, l'individu est orienté dans une double verticalité :
  • une verticalité qu'il détient de son âme qui l'oriente vers les dieux, et le grand Dieu.
  • Une verticalité qu'il détient de son esprit qui l'oriente vers les ancêtres.
Et enfin, pour les Africains, l'individu est orientée dans une double horizontalité :
  • Une horizontalité qu'il détient de son corps ; et une autre horizontalité qu'il détient de son cœur, lesquelles l'inscrivent dans ses rapports avec les autres membres du corps social.
Sur ce dernier point, on comprend pourquoi les Africains ont le devoir d'entretenir leurs corps pour être toujours présentables devant les autres, et qu'ils s’efforcent d'être généreux car la pratique de la générosité est signe d'un « bon cœur ».
Dans cette société, le corps, étant l'enjeu de plusieurs convoitises et matière à séduction, il est donc finalement facteur d'intégration sociale ou au contraire, dans le cas où il serait dégradé, facteur de relégation sociale. C'est ce qui explique que le corps ne se laisse pas à l'abandon mais qu'il est au contraire entretenu avec soin en Afrique. Par ailleurs, le corps modèle étant soumis à des critères esthétiques sélectifs, rigoureux, on comprend pourquoi les handicapés, les Albinos qui ne rentrent pas dans les critères du corps idéal sont souvent victimes de marginalisation sur notre continent.
C'est dans cette perspective que le corps humain, enjeu de plusieurs défis sociaux, dès lors qu'il est frappé par la maladie, c'est-à-dire par la disgrâce tombe en quelque sorte dans « le patrimoine commun », en ce sens que tout le monde se sent concerné.
Par ailleurs, objet déterminant dans ses rapports avec les autres membres du groupe social, et constituant un réel capital social pour chacun au sein de la société, la dégradation du corps humain par la maladie est caractéristique de désintégration sociale de l'individu. D'où, le malade, sa famille et son clan se mobiliseront pour conjurer le mauvais sort.
En outre, en pleine santé, tout individu est membre du corps social auquel il apporte tous ses dons et tous ses talents et en l'espèce, il constitue un réel capital social pour le groupe. Malade, forcément, sa mise en quarantaine devient obligatoire, ce qui privera son groupe de toutes les richesses qu'il lui apporte. Et voilà pourquoi la communauté toute entière s'implique dans la recherche de remèdes pour sa guérison.
Avec un tel esprit de solidarité envers le malade dans l'Afrique traditionnelle, aujourd'hui, la compétence en matière de politiques de santé publique peut être facilement transférée à une organisation continentale comme l'UPACEB, sans que les États en soient lésés.

  1. Les finances
En Afrique traditionnelle, s'il est une fonction relevant du bénévolat qui a fait ses preuves en matière de financement public, c'est celui de l'Usurier. Et s'il y a un dispositif communautaire qui a aidé les uns et les autres à s'enrichir sans s'endetter, c'est celui de la Tontine.
L'usurier en Afrique traditionnelle est celui qui prête aux autres bien souvent sans intérêt.
Quant à la Tontine financière, elle est une association collective d’épargne regroupant des souscripteurs qui sont les seuls à en jouir des bénéfices générés. En Afrique, ce dispositif est encore en vigueur chez les peuples Bamiléké et Bamoun au Cameroun.
Au niveau de l'Union Européenne, on peut dire que ce sont ces deux dispositifs qui sont mis en place sous une forme moderne. Ainsi, les États, selon qu'ils sont plus riches, prêtent aux États les plus pauvres à des taux très bas, comme l'Usurier en Afrique traditionnelle.
Dans d'autres cas, c'est la banque centrale qui procède à la répartition des richesses collectées par les États membres, aux mêmes États en fonctions des critères de population, de leurs besoins..etc. Au sein de l'UE, une telle politique est de mise pour éviter de trop grandes disparités économiques entre les États.
En Afrique aussi, bien évidemment, une Organisation Continentale comme l'UPACEB peut mettre en place le système d'usure sans intérêt entre les États ainsi que le système de tontine comme c'est le cas en Afrique traditionnelle.

    5) La sécurité
En Afrique traditionnelle, la sécurité des personnes et des biens est l'affaire de tous. Dans cette société traditionnelle, on peut dire sans se tromper que la morale sociale fait de chacun, responsable de la sécurité de l'autre et de tous. Pareillement, en cas de périls chez le voisin, toutes les forces locales sont coalisées pour contenir et circonscrire l'étendue des dégâts. Et donc, en matière sécuritaire, l'Afrique traditionnelle agissait dans la coalition de toutes ses forces militaires, et il était exclu de laisser le village voisin victime d'une agression aux abois, se dépêtrer tout seul.
Du coup, transférer subsidiairement des compétences en matière de sécurité par des polices de frontières communes, des armées continentales de défense du territoire à une Organisation Continentale comme l'UPACEB ne devrait même pas poser de problème.

  1. La politique étrangère et l'immigration
En Afrique, l'intrusion dans le corps social d'un nouveau membre suscite toujours la méfiance des uns et des autres qui, tout en lui offrant accueil et hospitalité veillent à ce qu'il ne transgresse aucune norme sociale en vigueur auquel cas il encourt le bannissement. Pour la prévention de tout trouble à l'ordre social, les nouveaux venus dans le groupe sont suivis à un niveau individuel mais aussi collectif car le plus important dans la société est la sauvegarde du lien social.
Une telle vigilance collective à l'égard de l'étranger peut être appliquée à un niveau continental africain, ce qui favoriserait le transfert de compétences des États en matière de politique étrangère et d'immigration, à une organisation continentale comme l'UPACEB

  1. Les politiques culturelles
En Afrique traditionnelle, les musiciens qui animent les fêtes votives, les foires, les rites...etc. sont pris entièrement en charge par la collectivité. Pareillement, les organisateurs des différentes activités récréatives au sein de la population vivent, pendant l'instant de leur production sur le compte de ladite population. Il en est de même pour les conteurs, les comédiens et de tous les acteurs qui concourent à l'essor des œuvres de l'esprit au sein de la société.
En effet, la pensée commune considère que de par leurs œuvres, ces catégories sociales contribuent à entretenir la mémoire du peuple pour lui assurer une longévité certaine.
De ce postulat, il résulte que normalement, les politiques culturelles devraient bien sûr relever de la compétence des Etats, mais qu'elles devraient partiellement incomber à la charge d'une organisation continentale comme l'UPACEB. Ce qui devrait permettre à un niveau continental, l'accord de subventions et de couvertures sociales aux artistes et à tous ceux qui œuvrent pour la la protection et la promotion des cultures africaines.
Autant d'enjeux que notre continent s'il doit s'engager dans la modernité, est appelé à relever et que l'UPACEB (Union des Peuples Africains de Civilisations Ebènes) serait le bienvenu pour encadrer.

Yéble Martine-Blanche OGA-POUPIN