samedi 17 octobre 2015

UN DROIT OPPOSABLE AUX EXTREMISMES ET FANATISMES ETNHICO-RELIGIEUX EN AFRIQUE AU SUD DU SAHARA

LES FONDAMENTAUX DU PANAFRICANISME
NOURRIS DES AUTRES NORMES NATIONALES ET INTERNATIONALES SOUSCRITES
UN DROIT OPPOSABLE AUX EXTREMISMES ET FANATISMES ETNHICO-RELIGIEUX EN AFRIQUE AU SUD DU SAHARA
En Afrique, avec un peu plus de lucidité, de sérénité, de considération et de respect pour nos traditions ancestrales, nos normes nationales et les normes internationales souscrites, nous ferions l'économie de plusieurs de tragédies non seulement sur notre continent, parmi nos populations, mais encore dans le reste du monde. Mais, à défaut du respect de nos traditions ancestrales, de nos normes séculaires voire millénaires, par méconnaissance consciente ou inconsciente de nos normes nationales et des normes internationales souscrites, notre continent et nos populations sont rendus fragiles, vulnérables, et ils sont la proie facile de tous les dangers. Si nous en sommes là, c'est non seulement parce que nous négligeons nos normes et institutions coutumières par simple mépris ou par ignorance, mais encore parce que le plus souvent, nous donnons l'impression de piétiner, à titre individuel ou collectif, nos normes nationales et les normes internationales auxquelles nous avons dûment souscrites. Pourtant, à voir de près, les choses ne sont pas si simples. Surtout pour ce qui concerne nos normes nationales et les normes internationales.
En effet, au regard de la vie politique africaine, il arrive parfois d'avoir l'impression que les Droits de l'Homme contenus dans nos constitutions nationales et dans les traités internationaux souscrits ne sont pas souvent respectés. Plusieurs militants de droits de l'homme le dénoncent régulièrement à l'égard de nos instances dirigeantes, mais aussi à l'égard des rébellions africaines.
Cependant, une réflexion rigoureuse permet bien d'affirmer que si les droits de l'homme semblent être méconnus en Afrique, ce n'est pas parce que les Africains eux-mêmes ignorent les Droits de l'Homme mais au contraire, c'est plutôt pour une raison très simple, et la voici : les Peuples Africains de Civilisations Ébènes apprécient beaucoup les rites qui donnent aux questions de société tout le sérieux qu'elles mérites. De même, en dehors des peuples Africains de Civilisations Ébènes, il est notoriété que tous les processus d'émergence des normes sociales sont des rites qui obéissent à un ordre, se déroulant étape par étape. Parmi ces étapes, se trouve celle qui vise à présenter la norme à la société en insistant sur ses bienfaits, notamment sur ses propriétés de régulation sociale et c'est le sociologue Américain Haward Becker, dans son célèbre ouvrage intitulé « Outsiders » qui a su qualifier cette étape décisive de l'émergence des normes en parlant de « croisade morale ».
Du coup, dans le processus d'émergence des normes, cette étape de « croisade morale » est capitale parce que c'est elle qui permet de concilier la norme à naître, avec la société à laquelle elle est destinée à s'appliquer. Autant dire la maïeutique des normes sociales qui vise des réformes sociales va de paire avec ce rite processuel qui les précède. De ce point de vue, lorsqu'on jette un coup d’œil dans l'histoire des Droits de l'Homme sous leur forme actuelle, depuis la naissance de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et du Citoyen (DDHC) de 1789 qui date de la révolution française de1789, jusqu'à son aggiornamento en 1948, après les comportements liberticides au cours des deux guerres mondiales, on voit bien que tous les peuples Africains, surtout ceux vivant en Afrique subsaharienne n'ont pas pris part au processus de son émergence, en d'autres termes, au rite de sa conception puis de sa naissance. Et dire que les peuples Africains de Civilisations apprécient bien les rites !
On pourrait du coup présumer qu'une telle non-participation des Peuples Africains de civilisations Ébènes au sud du Sahara, au processus d'émergence de cette norme suprême qu'est la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, soit un début de réponse à nos questions sur les manquements aux Droits de l'Homme en Afrique. En effet, on peut présumer que, les peuples Africains au sud du Sahara n'ayant pas pris part au rite d'accouchement de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, cette norme suprême est pour eux, une Foraine, une Pérégrine, une Métèque, quand bien même, en terre africaine, il existe des normes endogènes, jumelles à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. En clair, les peuples Afro-subsahariens qui n'ont pas pris par à la croisade morale caractérisant le rite qui a précédé à l'émergence de la Norme de la DDHC de 1789 sembleraient ne pas s'y reconnaître. En effet, les normes sociales étant faites pour les hommes et non les hommes pour les normes sociales, les peuples ne se reconnaissent qu'à travers les normes qu'ils se sont eux-mêmes données.
Or, un des buts du projet de l'UPACEB, est justement d'aller à la recherche de ces normes jumelles de la DUDH en terre africaine, pour les conduire à produire leurs effet. Une telle recherche de ces normes endogènes à l'Afrique et jumelles à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme devant s'effectuer par les Peuples Africains de Civilisations Ébènes eux-mêmes, il va sans dire qu'ils se les approprieront sans la moindre hésitation, vu qu'ils assisteront eux-mêmes au processus de leur émergence, c'est-à-dire, aux rites qui précèdent leur avènement.
Ceci dit, soulignons que si, après réflexion rigoureuse, des présomptions de réponses peuvent expliquer la banalisation des normes issues de la DDHC de 1789 confirmée dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (DUDH) de 1948 par les Peuples Afro-subsahariens, - par le fait qu'il n'ont pas pris part à son élaboration -, les questions demeurent pendantes, rampantes, entières, quant au mépris par les Peuples Africains de Civilisations Ébènes de leurs fondamentaux !
Comment comprendre que les Africains soient nombreux à méconnaître les règles qui, de tout temps ont inspiré puis garanti le contrôle social dans leurs environnements sociaux depuis des temps reculés jusqu'à nos jours, et comment ils sont parvenus à prendre partie pour des normes contraires à leurs mœurs, conduisant leur continent et leurs populations dans le gouffre, au travers de conflits saugrenus, où, le sang africain coule à flot, dans les quatre coins du continent ; et comment comprendre que les conflits s'éternisent sur le continent noir...!!!??!
En face de ces interrogations, deux tentatives de réponse: les contresens imputables à la méconnaissance du concept du Panafricanisme (I) sans oublier qu'enfin de compte, la méconnaissance des fondamentaux du Panafricanisme ainsi que celle de nos normes nationales et des normes internationales sont à l'origine des conflits qui secouent notre continent (II).
I) Les contresens imputables au concept du Panafricanisme, sources de débauche de la pensée et de disputes inutiles
Les confusions sur le concept de Panafricanisme proviennent du fait que nombreux sont les Africains qui réduisent le concept à un Fédéralisme d’États (A), écartant de ce fait, la portée philosophique et normative du concept (B)

A) Le Panafricanisme compris au sens de Fédéralisme d’États, une conception réductrice du Panafricanisme
Pour bon nombre d'Africains, le Panafricanisme signifie qu'il faut faire du continent africain, un État-nation. Cette doctrine fédéraliste du Panafricanisme aurait été incarnée par feu le Président du Ghana, Kwamé Nkrumah, doctrine combattue par feu le Président Houphouët-Boigny dans une phrase restée célèbre :
 « La Côte d'Ivoire ne veut pas être la vache à lait de l'Afrique Occidentale
Ce sont les tenants d'une approche fédéraliste du Panafricanisme qui assimilent le Panafricanisme à une nationalité, voire une citoyenne africaines qui emploient les expressions du genre : «Je suis panafricain» ou alors, « je suis panafricaniste ». Dans une telle perspective, le Panafricanisme ne serait alors qu'une doctrine visant l'état, et probablement la capacité des personnes, selon qu'ils habitent sur le continent, selon qu'ils appartiennent à un pays de ce continent. L'état et la capacité des personnes parce que cette approche peut justifier de l'obtention d'une nationalité ou d'une citoyenneté des individus, en vertu de ce qu'ils prétendent être, ou en fonction de ce qu'ils prétendent être capables d'être ou de faire pour l'Afrique.
Naturellement, une telle approche du panafricanisme est réductrice de la notion. En effet, l'Afrique État-nation ou l'Afrique État Fédéral qu'elle insinue reste fermée dans des notions de géographie et de territoire, viciée dans les critères de nationalité et de citoyenneté, cette approche est exclusive. Elle ne prend pas en compte les Africains issus de la déportation, les alliés des Africains par alliance, ni même les Africains de cœur qui pour des raisons multiples, sont proches de ce continent. On ne le dira jamais assez, la géographie qui implique le territoire et la notion de souveraineté est une notion confligène. Rien ne sert donc de vouloir coûte que coûte inscrire le Panafricanisme dans un répertoire géographique. C'est dans ce sens que nous recommandons l'approche philosophique et normative du concept de Panafricanisme.
Si les Africains sont nombreux à assigner au Panafricanisme une fonction géographique, cela n'est pas le fruit du hasard. C'est tout simplement parce que les Africains ont fait table rase de leurs propres civilisations. Du coup, les contresens faits sur la notion du Panafricanisme ne s'arrêtent pas que sur la considération géographique. Ils relèvent aussi du mépris qu'affichent de nombreux Africains à l'égard de leurs civilisations. Par exemple, aujourd'hui, les civilisations ébènes intéressent plus les Européens, les Asiatiques et d'autres peuples que les Africains eux-mêmes. La preuve en est que dans nos grandes villes d'Afrique, des enfants nés de père et de mère africains ne comprennent aucune langue africaine. Les habillements traditionnels sont sujets de moqueries dans certains pays africains. Les repas traditionnels africains ne pas consommés du tout dans certains foyers africains qui préfèrent les repas exotiques. Le droit coutumier africain garant de l'équilibre social qui, de tout temps a protégé les sociétés africaines de conflits et de dérive est en voie de disparition en Afrique car seuls les villages, campagnes et milieux ruraux les appliquent. L'Afrique moderne s'est construite sans les civilisations ébènes, elle poursuit tranquillement sa trajectoire en se construisant sans les fondamentaux du Panafricanisme qui fonde ses civilisations. On comprend que les conflits soient récurrents sur le continent noir où tout est rattaché à l’État-nation, au territoire, à la souveraineté, à la nationalité, à la citoyenneté, au grand mépris des fondamentaux du Panafricanisme. D'où, l'importance d'insister sur l'aspect philosophique et normatif du concept de Panafricanisme.
B) Le Concept de Panafricanisme : une approche philosophique et normative inclusive
Le Panafricanisme dans son approche philosophique et normative est inclusive en tant qu'il englobe, au delà des frontières, toutes les personnes se reconnaissant dans les valeurs, voire les fondamentaux du Panafricanisme. L'approche philosophique et normative du concept de Panafricanisme est plus digeste pour deux raisons :
  1. elle ne mélange pas le concept à une nationalité ni même à une citoyenneté, ce qui pourrait lui imputer des germes de discriminations et d'exclusions,
  2. elle inscrit le concept dans une abstraction qui lui garantit une neutralité absolue en matière de jugement de valeurs mais aussi en matière de descriptions physiques de potentielles personnes pouvant s'y reconnaître tandis que d'autres en seraient exclues.
C'est cela qui facilite la création d'un espace sans frontière où pourrait se déployer cette doctrine philosophie que normative du Panafricanisme. Il devient alors plus aisé de parler d'un espace Afro-Ebène, ou de l'Union des Peuples Africains de Civilisations Ébènes.Dans ce contexte, il devient plus léger de dire par exemple, « je suis Africain de Civilisations » (Je suis ACEB), plutôt que dire « je suis Panafricain », « je suis panafricanisme », expressions trop lourdes tant dans sa forme que dans son contenu à cause des supputations malsaines qu'elles peuvent véhiculer ou laisser entendre.
On ne peut pas assimiler le Panafricanisme à une nationalité pour la simple raison que le Panafricanisme est une philosophie de vie, une manière d'être, une manière d'exister des peuples Africains de civilisations ébènes. Il est le mythe fondateur des Afro-ébènes dont il régule la cosmogonie, d'où la portée normative de la notion. En tant que tel, on ne peut pas assimiler le Panafricanisme à une nationalité, bien entendu, cela reviendrait à le confiner sur un territoire, ce qui exclurait d'emblée les Afro-ébènes des diasporas.
En effet, la nationalité et la citoyenneté, tout comme la notion d’État-nation s'inscrivent au sein d'un territoire. Mais, les idées philosophiques n'ont pas de territoire et elles n'ont pas de frontières. C'est çà le Panafricanisme. Et donc, on peut se reconnaître dans les fondamentaux du Panafricanisme sans forcément être un Africain, ni même être vivre sur le territoire africain. Et de surcroît, le Panafricanisme qui est censé véhiculer les fondamentaux du Panafricanisme n'implique pas forcément que l'on soit de teint noir. En tout cas, du panafricanisme, un travail d'abstraction est nécessaire car à l'heure actuelle, plusieurs Africains assignent au Panafricanisme des fonctions assez réductrices :comme par exemple le fédéralisme d’État, la Nationalité, la Citoyenneté...etc.
C'est le lieu de préciser que quand l'UPACEB évoque un espace afro-ébène et un passeport ébène, ces propos ne sont pas à inscrire dans la géographie, dans le territoire, ils sont à inscrire dans les civilisations, dans les fondamentaux du panafricanisme.
Dans tous les cas, l'Afrique moderne qui a choisi de faire route seule, sans ses civilisations originelles et leurs fondamentaux, ni même les fondamentaux des ses normes nationales et ceux des traités internationaux souscrits paie un lourd tribut aux guerres.
II) L'impact de la méconnaissance des fondamentaux du panafricanisme, des normes nationales africaines et des traités internationaux sur l'Afrique
Il devient maintenant unanime que les crises qui secouent l'Afrique sont le fait de l'ignorance des fondamentaux du Panafricanisme (A) et la méconnaissance des normes nationales et internationales (B)


A) Les dégâts nés de la méconnaissance des fondamentaux du Panafricanisme en Afrique

Aujourd'hui, l'Afrique est ravagée par des guerres à caractère religieux, parce que des sectes de tous genres y prônent des États théocratiques. Cela veut dire que c'est Dieu qui dictera à l'Afrique des décrets pour la gestion de ses cités. Des Chrétiens extrémistes voudraient que ce soit la Bible qui guide les cités africaines, lorsque les extrémistes musulmans souhaitent quant à eux imposer la charria dans les pays africains. Faut-il le rappeler, aussi longtemps que l'on puisse remonter dans l'histoire de nos traditions, aucun peuple africain, aucune civilisation africaine n'a attendu des décrets divins avant de pouvoir gérer la cité. Toutes nos civilisations ébènes dans leur ensemble sont dotés d'Arbres à Palabres, signe visible de la Démocratie, et que la gestion de la cité africaine se décide toujours sous l'Arbre à Palabres.
Aujourd'hui, tuer son prochain en Afrique est devenu une banalité. Alors que dans nos civilisations ébènes, le meurtre n'engage pas seulement la responsabilité pénale du seul auteur, il engage celle de la collectivité toute entière qui doit s'en repentir par des libations, des cérémonies d'expiations collectives et de conjuration du mauvais sort.
Aujourd'hui, par fanatisme religieux, l'on impose des voiles intégrales à des femmes africaines pour dissimuler leur corps, ce qui de fait, est attentatoire à la notion d'esthétique dans nos civilisations ébènes, mais encore attentatoire à l'image de la femme dans nos civilisations ébènes.
En effet, dans nos civilisations ébènes, la femme est un enjeu social parce qu'elle porte en elle, dans son corps, la machine qui fabrique la vie. Pour cette raison, le corps de la femme est objet de culte. Dans nos civilisations ébènes, la puissance économique d'une homme, d'un clan, d'une famille est mesurable à la beauté des filles, des épouses, des sœurs, des  mères, des tantes, des grand-mères,...etc.
Chez les Peuples Africains de Civilisations Ébènes, C'est dans la mise en valeur physique et esthétique de la femme qu'est évaluée les ressources économiques de son époux, de son père, de son oncle, bref, de ses alliés en ligne masculine et en ligne féminine. Sans nul doute, dans les Civilisations Ebènes, l'indicateur fiable du poids économique des hommes à titre privé et des clans à titre collectif reste et demeure la santé et la beauté du corps de leurs femmes. Et le pouvoir d'achat d'un homme se mesure toujours à l'aune de l'apparence physique généreuse de sa conjointe. En effet, les femmes dans leur élégance soutenue sont les marqueurs de la prospérité économique de leur clan, de leur conjoint. De ce fait, dissimuler une femme africaine de Civilisations Ébènes sous quelque apparat que ce soit, c'est la recouvrir d'opprobre tout simplement, et recouvrir par delà même d'opprobre, son clan en entier. Au fond, chez les Peuples Africains de Civilisations Ébènes, dissimuler la beauté de la femme, camoufler la femme dans une technologie quelconque, - la femme dont la beauté du corps est un gage de réussite sociale collective, - c'est en tout et pour tout, un réel renoncement à la lutte des classes. Cela signifie une défaite acceptée, et assumée, sans aucun effort, mais en toute lâcheté. Dans les Civilisations Ebènes, ce qui est beau ne se de dissimule pas, il se montre. En ce qui concerne le corps humain, sa dissimulation n'est envisageable que dans les cas des dépouilles, et dans les cas diminués, réduits, malmenés et défigurés par la maladie, l'asthénie, le handicap et les plaies. D'où, dissimuler un être humain, a fortiori une femme sous un lot de tissus alors qu'elle n'est pas frappée d'infirmité ni de maladie, c'est assurément consacrer l'effacement de tout un clan dans le tissu socio-économique de la contrée, prendre résolument acte du retrait du clan dans la compétition sociale.
Il n'y a pas de mot pour évoquer une telle ignominie dans les civilisations ébènes, tant elle est constitutive de l'humiliation parce qu'attentatoire à la dignité du clan, mais aussi qu'elle consacre l'échec social à un niveau clanique dans toutes ses dimensions.
En effet, sauf à être gravement malade, le corps humain ne se cache pas dans les civilisations ébènes. Ceci, d'autant plus que chaque enfant qui naît dans les civilisations ébènes est donné pour être la réincarnation d'un ancêtre. Dissimuler un être humain dans l'espace public revient à dire qu'il est retiré de la collectivité, qu'il n'appartient plus à la collectivité, et cela peut être qualifié d'acte de défiance à l'égard de la collectivité, des ancêtres et des dieux. En clair, il s'agit d'une malédiction !
Les Africains qui imposent le voile intégral et la charria du côté des extrémistes musulmans, et en appellent à des États théocratiques en Afrique, qu'il s'agisse des extrémistes musulmans ou des fanatiques chrétiens connaissent-ils vraiment tous ces fondamentaux des Civilisations Ébènes ?
Pas si sûr.
Plus grave, alors qu'en théologie africaine, il est formellement interdit de tenter de mettre les dieux en conflits, et que la prohibition de toute manipulation des dieux est sans appel, aujourd'hui, en terre africaine, ont lieu des guerres de religion ! Cela veut dire que la malédiction est à son comble !
Mais, là, où, le bât blesse, c'est qu'il n'y a pas que les Fondamentaux du Panafricanisme issus des Civilisations Ébènes qui sont ignorées. Mêmes les normes nationales contenues dans les Constitutions des pays, ainsi que les traités internationaux dûment souscrits sont foulés au pied !

B) Le manifeste foulement aux pieds des normes nationales et internationales en Afrique

Il a été dit au départ des réflexions sur l'UPACEB que l'Afrique était un continent tait très désintégré pour prétendre former une homogénéité politique sur son territoire. L'important donc, est de l'intégrer d'abord. Et ce travail d'intégration africaine passe par la prise en compte de ses fondamentaux. Prenons les pays de l'Afrique au sud du Sahara. Presque dans tous les pays dans leur majorité, la laïcité est un principe à valeur constitutionnelle car ce principe est inscrit au cœur de la Constitution de chaque pays. Ce principe est inscrit au cœur de plusieurs traités internationaux souscrits. Cela veut dire que dans la plupart des pays africains au sud du Sahara, en majorité, il est admis, et écrit noir sur blanc, le principe de la séparation entre l’Église entre l’État.
Or, le premier corollaire du principe de la séparation entre l’Église et l’État, c'est que "la République ne reconnaît ni ne salarie aucun culte."
Questions :
    1) si en Afrique, le principe de la séparation entre l’Église et l’État étaient scrupuleusement respecté avec ses corollaires, que font nos États africains en se mêlant de financer des pèlerinages à Jérusalem ; à Rome ; à Lourdes ; au Portugal, à la Mecque ...?
    2) Comment est-ce possible qu'en terre africaine, des religieux illuminés en appellent à des États théocratiques ?
Voilà comment on se compromet gravement en Afrique, en compromettant nous-mêmes, l'unité de nos États !
C'est pour tous ces problèmes qu'on crée nous-mêmes, et qui impactent notre unité nationale et notre unité continentale qu'il convient de s'asseoir pour réfléchir à tête reposée, poser les bonnes questions et trouver les bonnes réponses.
Il a déjà été dit, répétons-le, l'Afrique est un continent très fragile. Ses vulnérabilités ne sont pas qu'institutionnelles, elles sont globales en tant qu'elles touchent la paix civile, la sécurité nationale, la sécurité continentale, l'équilibre sociale et finalement les individus dans leur vie et leur personne. En effet, plusieurs sont les Africains qui ignorent leurs droits à titre individuel mais aussi à titre collectif. C'est l'une des raisons pour lesquelles il est très facile d'abuser d'un Africain, d'une Africaine. Et voilà pourquoi la corruption est difficilement érédiquable à court terme sur ce continent.
L'ignorance de nos Fondamentaux est grande parmi nous, et à tous les niveaux. Il urge donc que l'Afrique saisisse à bras le corps la question des Fondamentaux du Panafricanisme issus des Civilisations Ébènes mais aussi celle des Fondamentaux issus de nos normes nationales et des traités internationaux. Et vraisemblablement, les Fondamentaux du Panafricanisme nourris des autres normes en vigueur dans nos pays africains sont un droit opposable aux extrémismes et aux fanatismes.
En effet, grâce à nos Fondamentaux nous pouvons dire individuellement et collectivement à tous les extrémismes et fanatismes qui menacent notre sécurité et notre survie :

NO PASSARAN !

















dimanche 11 octobre 2015

LES CIVILISATIONS EBENES ET LES FONDAMENTAUX DU PANAFRICANISME UNE SOLUTION AU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

LES CIVILISATIONS EBENES ET LES FONDAMENTAUX DU PANAFRICANISME
UNE SOLUTION AU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE
ET AU DEVELOPPEMENT DURABLE

Dans la vie, en cas de menaces, c'est-à-dire, en cas d'atteintes à la sécurité, il arrive que la panique s'empare de tous et que la sérénité cède la place aux peurs. Dans une telle situation de peur panique, chacun perd le self contrôle, et du coup, même les solutions les plus simples et à notre portée deviennent invisibles. Ainsi, au milieu des angoisses générées par les menaces à notre sécurité, il peut arriver que l'on recherche le refuge et les solutions le plus loin possible, en mobilisant des moyens énormes alors qu'il en faut peu, en vrai. Dans certains cas, la débauche d'énergie conduit à une voie sans issue. Et l'on continue de tourner en rond. Jusqu'à ce que soudain, le membre du groupe qui a su garder la sérénité et la tranquillité d'esprit, perçoive et indique la solution toute proche, celle que la psychose collective a méconnue. Le groupe s'en sert alors, contient les menaces et les périls, et retrouve sa quiétude, sa tranquillité. C'est exactement la situation que vit le monde actuel face au problème climatique.
En effet, la question du réchauffement climatique est sur toutes les lèvres, elle inquiète le monde entier y comprise l'Afrique. Le monde a peur pour sa survie. La preuve en est qu'en décembre 2015 prochain, un sommet mondial sur le climat se tiendra à Paris et le monde entier attend de ce sommet, des solutions au développement durable. Cela veut dire que le sujet préoccupe tout le monde, et qu'il est de brûlante actualité. Du sommet sur le climat de Paris, le monde attend des réponses appropriées. Remarquons surtout que la peur qui s'empare du monde entier à cause du réchauffement climatique va de pair avec l'action médiatique. En effet, de façon récurrente, la presse révèle les effets néfastes du réchauffement de la planète depuis l'assèchement des eaux dans les quatre coins du monde, la disparition de certaines espèces, la fonte des glaciers du Groenland dont il est annoncé que les conséquences sur la montée du niveau des océans est désormais plus importante...etc. En tout cas, grâce aux médias, les citoyens de tous les pays sont désormais sensibilisés sur l'éventualité de la disparition de notre monde si des précautions rapides ne sont pas prises. Cette action de sensibilisation n'est pas seulement l’œuvre des médias. Des associations écologiques y prennent part elles aussi et les mouvements écologiques apportent leur part d'eau au moulin. Par exemple, Greenwich traque les pollueurs sur les eaux. Des activistes de la cause écologique dénoncent à gorge déployée les industries lourdes plus que jamais données pour être les coupables de la destruction des la planètes et des ressources naturelles. Le travail de sensibilisation des populations à des comportements de préventions touchent également les gouvernements du monde. Ainsi, pas un jour ne passe sans que les pays développés ne rivalisent de zèle en matière de politiques contre les pollutions. Par exemple, en France, Madame Ségolène ROYAL, Ministre de l'Ecologie parle de plus en plus de la circulation alternée dans la capitale, de la vignette verte, de l'encouragement aux énergies renouvelables. Aux États Unis, le président Barack OBAMA a fixé récemment des objectifs contre le réchauffement de la planète. En Allemagne, les États-Unis ont démasqué la fraude à l'écologie de l'usine Volkswagen faisant naître un scandale d'état qui s'est vite transformé en scandale mondial. La Chine vient d'inaugurer la Shanghai  Tower, une tour écologique.
Au fond, si les pays développés sont en première ligne du combat contre le réchauffement de la planète, c'est bien parce que cette peur panique assez perceptible donne lieu à une chasse au loup sans précédents. Des PPP (Pays Plus Pollueurs) sont indexés en tant qu'ils détiennent les records d'émissions de dioxyde de carbone. Autant dire que les PPP (Pays plus pollueurs) se trouvant dans leur rang, les pays développés, à travers leur engagement dans la lutte contre le réchauffement climatique apportent des gages de bonne conduite dans le combat visant la préservation de l’environnement. Si cet engagement est à louer, force est de constater que la protection de l'environnement doit être l'affaire de tous. A cet effet, il faut saluer l'initiative d'un sommet planétaire sur le climat car c'est le monde entier qui doit prendre à bras le corps ce combat. Mais en même temps, alors qu'il est de notoriété que la sauvegarde de l'environnement est l'affaire de tous, la recherche de solutions quant à elle n'implique pas tout le monde.
En effet, dans cette peur panique née de la peur des conséquences du réchauffement climatique, le monde recherche les solutions au réchauffement climatique uniquement dans la technologie. A nos corps défendant, disons qu'il n'y a pas de surprise à cela, car nous vivons dans un monde qui a les yeux rivés sur le matérialisme économique, un monde qui a placé l'esprit au dessus de tout, un monde qui a placé sa confiance dans l'industrie et la technologie, un monde qui accorde à l'âme une place infime, un monde qui pense que tous ses problèmes ont ses réponses dans l'économie, la finance, et l'informatique. Bien dommage !
Bien dommage, disons-nous car, c'est sans doute, le lieu de dire qu'à l'heure où, l'on évoque de plus en plus le réchauffement de la planète, et que l'on s'inquiète de l'avenir du monde face à la menace de disparition de certaines espèces à cause de la pollution, il est peut-être utile de faire entendre la voix des Peuples Africains de Civilisations Ébènes, c'est-à-dire de l'Afrique, mère de l'humanité.
Faire entendre la voix des Civilisations Ébènes, c'est assurément prendre en compte ces Civilisations Ébènes et les fondamentaux qu'ils véhiculent, c'est-à-dire, les fondamentaux du panafricanisme, plus précisément, leurs croyances et l'impact de ces croyances sur l'environnement. Il convient donc de faire un bref rappel sur l'émergence du fait religieux dans les Civilisations Ébènes (I), et l'impact de leurs religions sur l'environnement (II). 

I) L'émergence du fait religieux dans les Sociétés Ébènes

Dans les Civilisations Ébènes, le fait religieux provient de la Nature (A) et et nulle religion ne saurait provenir d'ailleurs que de la Nature (B)

A) La Nature, unique source de l'émergence du fait religieux dans les Civilisations Ébènes

Les Civilisations Ebènes ne sont pas dans une posture de conquête et de domination de la Nature. Au contraire, elles vivent en osmose avec la Nature, dans un rapport d'égalité et non dans un rapport de supériorité.
Dans les Civilisations Ébènes, la religion relève du pragmatisme et non de la théorie. Dans ces civilisations, la religion ne s'érige pas des dogmes, elle est factuelle. En effet, les Civilisations Ébènes assignent aux religions, des finalités sociales pour le bien-être individuel et collectif, et non des finalités politiques devant contribuer à la fortification d'un un pouvoir politique.
En tant que phénomène factuel et pragmatique, le religion dans les Civilisations Ébènes naissent directement de manifestations visibles. Dans la Nature.
Ainsi par exemple, selon qu'un arbre, un rocher, un cailloux, une rivière, un marigot, ou un animal a présenté des manifestations que l'on a jugés extraordinaires, il devient sacré. Naît alors la religion. En clair, ce sont les manifestations du sacré et les manifestions de puissance au sein de la nature qui sont à l'origine des religions dans les Civilisations Ébènes. Pour désigner les manifestations du sacré, Mircéa Eliade emploie le mot savant de « Hiérophanie » lorsque pour évoquer les manifestations de puissance, il utilise le terme savant de « Kratophanie ».
Au fond, dans les Civilisations Ébènes très démocratiques très le départ, n'importe quel objet de la Nature peut devenir du jour au lendemain, un objet sacré et considéré comme tel et rien ne saurait être exclu de la sacralité. Cette dimension sacrale quasi universelle et imputable à toute chose de la nature, Mircéa Eliade le mentionne bien lorsqu'il dit, citons-le :
« On n'insistera jamais assez sur le paradoxe que constitue toute hiérophanie, même la plus élémentaire. En manifestant le sacré, un objet quelconque devient autre chose, sans cesser d'être lui-même, car il continue de participer à son milieu cosmique environnant. Une pierre sacrée reste une pierre ; apparemment (plus exactement : d'un point de vue profane) rien ne la distingue de toutes les autres pierres. Pour ceux auxquels une pierre se révèle sacrée, sa réalité immédiate se transmue au contraire en réalité surnaturelle » 
Autant dire que chez Civilisations Ébènes, la religion est le fait de la Nature.

B) Impossibilité d'une conception de la religion en dehors de la Nature

Les Civilisations Ebènes ne sont pas dans une posture de conquête et de domination de la Nature. Au contraire, elles vivents en osmose avec la Nature, dans un rapport d'égalité et non dans un rapport de supériorité.
Dans les Civilisations Ébènes, la religion et la Nature sont inextricablement liées et elles ne sont pas séparables. En clair, pas de Nature, pas de religion. Ou alors, la Nature, que la Nature, rien que la Nature pour qu'il y ait religion. Cela veut dire que Civilisations Ébènes à l'origine n'admettent pas de religion désincarnée de la Nature. Aucun croyant authentique des Civilisations Ébènes ne saurait admettre une religion qui viendrait de là-haut, en dehors de la Nature. Amadou Hampaté Bâ le dit bien : « Les religions africaines se caractérisent par la croyance en une force vitale cosmique, Dieu, qui émane à la fois des esprits de la Nature, des ancêtres, des chefs de tribu et des prêtres inities a l'aspect ésotérique ».
Par ailleurs, ce lien étroit entre la religion et la Nature dans les Civilisations Ébènes, Mircéa Eliade aussi le souligne bien lorsqu'il déclare : «En Afrique comme ailleurs, tout pèlerinage apparaît comme un déplacement dans l'espace en vue de rencontrer le sacré dans un cadre d'exception et souvent après une épreuve physique. L'accomplissement de rites précis est la condition d'acquisition de faveurs divines et de distinctions sociales au retour dans la société d'origine. L'ouverture à l'espace et au transcendant, l'immersion dans un ordre cosmique, et les rites de purification et de propitiation ont des effets de confirmation de la foi et de recharge des énergies vitales. Mais en Afrique noire, en raison de la dominante du culte domestique, de la multiplicité des religions propres à une ethnie ou à une tribu, les circuits de pèlerinage s'inscrivent dans un espace étroitement limité, sans gîte d'étape aménagé, ni sanctuaire monumental. Les lieux sacrés se situent là où un phénomène de la nature semble extraordinaire, là où les mythes ou l'histoire soulignent que tel ancêtre glorieux repose ou qu'a été perçue une hiérophanie. Le pèlerinage y est rare et exceptionnel »
Au fond, les Civilisations Ébènes, ce sont des civilisations panthéistes en ceci que « tout est Dieu » ou alors que « tout peut devenir Dieu », dans la Nature. C'est donc par abus de langage qu'on leur a appliqué le terme péjoratif de « animiste » car à proprement parlée, les Civilisations Ébènes sont des civilisations profondément panthéistes. Du coup, dans une telle cosmogonie, où, la Nature est Reine, et, où, elle porte Dieu en elle, il va de soit qu'un respect, voire une vénération lui soit vouée. C'est dire que le monde moderne qui prône le respect de l'environnement ne fait que rejoindre les Civilisations Ébènes. En effet, les Civilisations Ébènes n'ont pas attendu le réchauffement de la planète pour respecter l'environnement et vénérer la Nature. Un tel respect de l'environnement de leur part est inscrit au cœur de leur culture, au cœur de leurs croyances, au cœur de leurs religions, au cœur de leurs civilisations. D'où, il est intéressant de voir l'impact de leurs croyances sur l'environnement.

II) L'impact des religions des Civilisations Ébènes sur l'environnement

Les religions africaines profitent au règne végétal (A) et au règne animal (B)

A) L'impact des croyances ébènes sur le règne végétal

Par la manifestation du sacré (Hiérophanie), les Religions Ébènes décrètent des forêts sacrées, des abîmes et les cimes sacrés, des cailloux, des rochers sacrés, des montagnes et des océans sacrés..etc. Au fond, là, où, les Civilisations Ébènes parlent de Forêt Sacrée, les Civilisations Occidentales parlent de Forêt Classées et de zones inconstructibles.
Dans les Civilisations Ébènes, les Forêts Sacrées sont les forêts interdites à toute activité agricole. Pareillement les rochers, les cailloux, les montagnes, les eaux considérés comme sacrés sont protégés de toute activité humaine et de toute dégradation dans les Civilisations Ébènes. L'exemple des Massaï, (peuple du Kenya) qui ne pratiquent pas l'agriculture et vivent exclusivement de l’élevage par peur de blesser la terre est des plus éloquents. Ainsi, par leurs croyances et leur respect de la flore considérée comme sacrée à certains endroits, par leur respect de l'environnement dû au lien étroit existant entre la Nature et leurs religions, les Civilisations Ébènes sont les précurseurs de la lutte pour la sauvegarde de l'environnement. Ils respectent la Nature et par delà, concourent à la lutte contre les pollutions et le réchauffement de la planète. Leurs croyances aident aussi à la protection des animaux.

B) L'impact des croyances ébènes sur le règne animal

Les croyances ébènes sont aussi des religions totémiques. Leurs interdits alimentaires sont nombreux, ils varient d'un peuple à un autre. Des interdits alimentaires concernant surtout les animaux de tous genres depuis les reptiles, les mammifères, les oiseaux...etc.
A ce sujet, on a l'exemple du régime alimentaire ITAL, régime alimentaire du Rastafarisme. Une page Wikipédia définit bien le régime ITAL pratiqué par le Rastafarisme : « Les rastafaris suivent en général un régime appelé Ital, et dont la norme est végétarienne ou végétalienne/végane, afin de ne pas faire du corps un « cimetière »; ils évitent aussi d'absorber de la nourriture qui a été artificiellement préservée, aromatisée ou altérée chimiquement. Cette pratique dans le rastafarisme se réfère à des écrits bibliques. La chair animale est définie par le mouvement rastafari comme un « poison », qui nourrit l'agressivité humaine, les famines dans le monde, l'obésité et la plupart des maladies. »

Et voilà comment par leurs religions totémiques, leurs croyances hiérophaniques et kratophaniques, les Civilisations Ébènes contribuent à la préservation des espèces et au respect de la Nature, à la protection de l'environnement.
Le monde entier ferait l'économie de plusieurs catastrophes humaines, écologiques, économiques, politiques, religieuses ;..etc. à une double condition :
  1. si et seulement si l'Afrique et ses Peuples de Civilisations Ébènes n'étaient pas méprisés, et si l'on leur accordait le pouvoir, de s'exprimer.
  2. Si les Peuples Africains de Civilisations Ébènes prenaient du temps pour exposer leurs si riches Civilisations au reste du monde sans passion, sans subjectivisme émotionnel, sans invective, ni bellicisme.
    En effet, l'âme de ce monde moderne trop technocratique se trouve en Afrique. Et cette âme, l'Afrique doit l'apporter à ce monde. Sans délai. C'est le but de l'UPACEB.


Yéble Martine-Blanche OGA épouse POUPIN

vendredi 9 octobre 2015

L'ASSOCIATION UPACEB EST CREEE ET DECLAREE EN PREFECTURE

L'ASSOCIATION UPACEB EST CREEE ET DECLAREE EN PREFECTURE

Le Colloque de Paris, en septembre 2015 dernier a été plus que fructueux.
Il a reconnu au projet de l'UPACEB, le caractère d'intérêt général et d'utilité publique à l'unanimité.
Dans l'attente de la mise à exécution de ce projet politique sous la forme d'Organisation Continentale et Internationale par les Chefs d’États et Gouvernements afro-ébènes, le Colloque de Paris a décidé de la création d'une Association UPACEB.

A ce sujet, j'ai le devoir et l'honneur de vous informer que l'Association UPACEB est née, elle est déclarée en Préfecture et nous venons d'entrer en possession du récépissé de déclaration.
C'est une grande première car, dans l'histoire de l'Humanité, jamais association, ni organisation n'a rassemblé les filles et fils d'Afrique à l'échelle mondiale et ce n'est pas trop tôt.
En effet, je ne suis pas plus Africaine que les Caribéens, les Afro-Latino-Américains, les Afro-Nord-Américains, les Africains du Pacifique, et ils ne sont pas moins Africains que moi.
La seule différence entre eux et moi, c'est que j'ai un pays, un village et une maison en terre africaine, tandis qu'eux n'en ont pas !
Cette injustice historique inadmissible devenait insupportable pour nos générations et elle est en voie d'être réparée ; et elle doit l'être, à cause des raisons absurdes qui l'ont engendrée ; à savoir que s'ils sont dans cette situation, c'est tout simplement parce qu'ils avaient des ancêtres très beaux, très costauds et en bonne santé. Tandis que si moi, nous, sommes restés sur le continent encore aujourd'hui, c'est tout simplement parce que nos ancêtres étaient laids, infirmes en situation d'asthénie.
D'où, l'absurdité de l'histoire parce que c'est la première fois dans l'histoire humaine, que la beauté et la bonne santé ont été préjudiciables à certains, tandis que la laideur, la vilenie et l'asthénie ont été gratifiantes pour d'autres.

En tout cas, l'UPACEB sous sa forme associative vient de naître.
Sa devise : RATIONALITÉ, OBJECTIVITE, CONSTRUCTION.
Son mot d'ordre : celui des pères de l'Europe : « PLUS JAMAIS CA ! »
Son but : « Agir, mobiliser, pour inciter à la création en Afrique subsaharienne, d'une Organisation Politique Continentale et Internationale basée sur les civilisations ébènes, suivant le même modèle que l'Union Européenne et la Ligue Arabe. Cette Organisation Politique Continentale et Internationale doit intégrer les peuples Africains au Sud du Sahara, avec toutes leurs diasporas issues de la déportation dans les Caraïbes, l'Amérique Latine, l'Amérique du Nord, l'Océan Pacifique...etc., et celles issues de l'immigration, répandues dans le monde, ainsi que tous les peuples du monde se reconnaissant comme parties intégrantes des civilisations ébènes, de même que tous les peuples de civilisations ébènes au Maghreb. »

Son programme :

  1. Une Université d’Été par an en France avec la société savante africaine et la société savante mondiale
  2. Une semaine des civilisations afro-ébènes par an, avec exposition au Parc des Expositions à Paris (pour ceux qui résident en France) des arts, culture, esthétique, diététique, mode, ...etc.afro-ébènes. Toutes les personnes de civilisations ébènes désireuses de promouvoir les civilisations ébènes dans leur pays de résidence peuvent organiser concomitamment la semaine afro-ébène dans leur pays de résidence, avec nous. Pour cela, il suffit de nous informer pour que nous coordonnions nos activités.
    Nous nous battrons pour que l'ONU reconnaisse et consacre cette semaine afro-ébène à l'échelle mondiale.
  3. L'organisation par an, dans un pays africain qui sera tiré au sort, d'un défilé de mode et de concours Miss Afro-ébène pour les minorités (Albinos et Rousses) longtemps marginalisées et stigmatisées.
  4. D'ici un à deux ans, une télévision mondiale d'obédience culturelle sur le modèle de ARTE consacrée uniquement à la découverte des civilisations ébènes (rites, les sociétés ébènes dans leurs organisations politiques authentiques, mariages, traditions, us et coutumes...etc.)

  1. Nous projetons de doter chaque pays du monde d'une maison Afro-ébène sur le modèle des centres culturels français et Instituts Goethe.

Appel d'offres :

  1. Nous lançons un appel à tous les journalistes présentateurs d'émissions, animateurs, reporters afro-ébènes mais aussi de tous continents, diplômés dans les sciences molles : Anthropologie, Ethnologie, droit, histoire, Sociologie, philosophie...etc., afin qu'ils nous contactent pour mettre en place un comité de gestion pour la réalisation de ce projet de télévision mondiale.
  2. Nous lançons un appel à toute la société savante afro-ébène et mondiale de se joindre à nous pour former le comité scientifique de l'UPACEB, en vue de préparer les Universités d’Été et la semaine afro-ébène de chaque année.
  3. Nous lançons un appel vibrant à la formation d'un club de membres d'honneur pour notre association UPACEB. La promotion des civilisations ébènes va de paire avec la promotion de ses peuples, de ses hommes et de ses femmes. Les grands musiciens, grands sportifs et toutes les grandes personnalités afro-ébènes depuis l'Afrique, l'Amérique Latine, l'Amérique du nord, les Caraïbes, l'Europe, le Pacifique...etc., sont appelées à faire partie de ce club de membres d'honneur de l'UPACEB et nous comptons sur leur dévouement car c'est ensemble que nous réussirons à révéler au monde, l'Afrique dans sa beauté et dans sa splendeur.

Merci à vous !

L'UPACEB

La présidente


Yéble Martine-Blanche OGA épouse POUPIN

samedi 3 octobre 2015

L'AFRIQUE, CE PREFABRIQUE QUI TIENT GRÂCE AUX FONDAMENTAUX DU PANAFRICANISME

L'AFRIQUE, CE PREFABRIQUE QUI TIENT GRÂCE AUX FONDAMENTAUX DU PANAFRICANISME
L'UPACEB ET LES FONDAMENTAUX DU PANAFRICANISME
UN INSTRUMENT DE PREVENTION DES CONFLITS EN AFRIQUE

En général, lorsqu'on évoque le terme «panafricanisme», tout le monde est effrayé. Comme si le ciel allait nous tomber dessus. D'abord, à l'entente de ce mot « panafricanisme », on commence à rechercher des souverainistes ici, des séditieux par là. Ensuite, chacun se fait mauvais sang, en posant un regard inquisiteur sur les autres. Et voilà comment le « panafricanisme » est devenu le « gros mot » qu'il ne faut pas prononcer de nos jours, sous peine de connaître la marginalisation.
Une telle attitude de peur de cette doctrine s'explique par quatre raisons :

  1. rares sont les travaux d'abstraction sur la notion du panafricanisme pour permettre à un large public de s'imprégner de son contenu réel.
  2. Le terme «panafricanisme», à force d'être utilisé, n'importe quand, et n'importe comment, a fini par être galvaudé.
  3. C'est sûr, il y a eu un resserrement de la notion lorsqu'elle est réduite aux seuls africains de teint noir, et donc la notion a été vidée de son contenu, renvoyée à sa fonction congrue.
  4. Lorsqu'on utilise le terme «panafricanisme», c'est toujours comme un instrument de révolte populaire.
De ce qui précède, on constate que le terme « panafricanisme » manque de produire ses effets concrets, et même lorsqu'il produit ses effets, ils ne sont pas visibles par simple mépris, ou alors que la mauvaise foi les occulte. Du coup, chacun pense que l'Afrique n'a aucun poids dans le monde, et qu'à part ses matières premières, elle ne représente pas grande chose pour la planète. Naturellement, cette façon de voir l'Afrique a fini par gagner les Africains eux-mêmes, qui sont nombreux à penser que, le continent qui a expérimenté le premier, la vie humaine sur terre, n'a véritablement aucun poids.
En outre, cette façon de considérer l'Afrique avec mépris a même bénéficié d'une construction intellectuelle pour donner la notion d'afro-pessimisme. Ce mot savant, aussi banal que cela puisse paraître, a lui aussi un rôle important à jouer dans l'imaginaire collectif, il représente des enjeux.
En effet, l'afro-pessimisme n'est pas un vain mot. L'afro-pessimisme est une doctrine forgée pour décourager les Africains d'espérer en un avenir meilleur. Ce mot, à la fois philosophique et politique a pour finalités de dissuader les Africains d'avoir confiance en eux-mêmes et en l'Afrique. Il vise à empêcher les enfants d'Afrique de tenter quoique ce soit pour leur progrès. Au fond, il ne s'agit pas d'un simple mot, il s'agit de tout un programme de manipulation psychologique.
Si l'origine de ce mot «afro-pessimisme» reste jusque-là inconnue, c'est la manière dont les Africains sont nombreux à s'en acclimater, en l'utilisant sans retenue, qui laisse à penser qu'ils en sont les principaux auteurs.
Au fond, tout donne à penser que ce sont les filles et fils d'Afrique eux-mêmes, qui, sans doute, las d'attendre des miracles sur leur continent par un coup de baguette magique, sans le moindre effort de leur part, ont forgé ce mot cynique pour exprimer leur ras le bol.
Qu'ils se sont créés par ce mot «afro-pessimisme» ! Qu'ils ont créé leur continent par ce mot !

En effet, nul n'ignore la portée de la parole, ni même celle de simples mots sur la vie des individus. Ainsi, par la parole, on crée, on construit. Mais aussi par la parole, on détruit. Par conséquent, les auteurs de ce syntagme «afro-pessimisme» auraient voulu créer l'Afrique et les Africains, les détruire même, qu'ils ne s'y prendraient pas autrement.
C'est le lieu de dire que contrairement à ce qui est véhiculé, l'Afrique a donné vie à l'espèce humaine, qu'elle l'a dotée d'une civilisation, - la sienne, - mais qu'encore, elle continue de porter à bouts de bras l'humanité qu'elle a engendrée, grâce, bien sûr, aux fondamentaux du panafricanisme, même comme l'on refuse de le voir. Et, mieux, les fondamentaux du panafricanisme restent désormais incontournables pour la survie de l'Afrique elle-même, mais aussi pour la survie de notre monde. Dit ainsi, quelques-uns ne le comprennent pas forcément. Ils peuvent donc être nombreux à se demander en quoi la survie des fondamentaux du panafricanisme peut être salutaire pour l'Afrique et pour le monde. Et pourtant, cette affirmation selon laquelle la prise en compte des fondamentaux du panafricanisme serait une garantie de paix et de stabilité est indiscutable. Elle ne devrait même pas laisser planer l'ombre d'aucun doute, et elle ne devrait pas laisser pantois, dubitatif, et douteux celle ou celui qui l'entend. Au contraire !
Vraisemblablement, en l'état actuel des choses, l'Afrique ne peut que compter sur les fondamentaux du Panafricanisme pour s'en sortir, et le reste du monde n'a d'autre choix que celui de se laisser inspirer par les fondamentaux du panafricanisme. Ce propos ne sera mieux compris que si l'on fait un résumé de la géostratégie de l'Afrique (I), et que l'on rappelle le bénéfice que ce continent tire des fondamentaux du panafricanisme sans le savoir (II)

I) LA PROBLEMATIQUE DE LA GEOSTRATEGIE DE L'AFRIQUE AU SUD DU SAHARA
La question de la géostratégie africaine demeure dans les frontières politiques des pays (A) mais aussi dans les frontières linguistiques (B)

A) Les frontières politiques africaines, causes de vulnérabilités des États et du Continent
Le continent africain sous sa forme moderne, c'est un édifice fragile, parce que reposant sur un artifice.
Jamais continent n'a présenté autant de fragilités, autant de vulnérabilités que l'Afrique !
Conçu sur un découpage artificiel à la Conférence de Berlin de 1884, le Continent africain est un réel pré-fabriqué prêt à s'écrouler. Tout, est, en même sensible et fragile, au regard de ces frontières artificielles. Et, il suffit d'un petit faux pas, pour que tout s'écroule. En effet, les frontières terrestres et politiques africaines telles que tracées à Berlin ne reflètent pas la réalité des peuples et des tribus sur le continent, encore moins leurs langues. Ainsi, des tribus entières ont été divisées en plusieurs parties, essaimées sur plusieurs pays voisins en même temps. C'est ce qui explique qu'en Afrique, les guerres entre deux pays voisins dégénèrent assez vite, constituant des espèces de bagarres rangées de village, où, chaque tribu essaimée sur plusieurs pays voisins vient en renfort aux restes de la tribu partie au conflit. En pareille situation, on ne peut pas s'étonner que les conflits se généralisent rapidement et prennent de l'ampleur sur le continent.
L'UPACEB tire la sornette d'alarme, en disant que ce critère géographique a alimenté les conflits sur le continent européen au 19ème siècle, il est à l'origine des deux grandes guerres au début du 20ème siècle. L'Afrique doit très vite tirer les leçons pour l'avenir, avant que ce découpage artificiel ne devienne la flamme qui embrasera le continent un jour, dans son ensemble.
En effet, il ne faut pas se leurrer, tous ces conflits actuels auxquels l'Afrique fait face à présent ne sont pas prêts de se terminer aussitôt. Ils ne sont que des portes ouvertes que les générations à venir pourront emprunter, si rien n'est fait aujourd'hui. Rappelons-nous que les deux grandes guerres du 20ème siècle sont l'aboutissement des guerres du 19ème siècle, et que c'est seulement le « plus jamais çà » des pères de l'Europe qui a pacifié le continent européen, et a permis la construction de l'Union Européenne des 28, aux 24 langues officielles. « Plus jamais çà », justement parce que rien n'était fini, et que tout pouvait au contraire basculer.
Précisément, les deux guerres mondiales du siècle dernier ne sont pas nées au hasard. Elles trouvent leur source dans les conflits du 19ème siècle, où, les uns et les autres, vaincus ou humiliés recherchaient leur revanche. Voilà pourquoi nous devons craindre que toutes ces crises africaines passées ou actuelles, ne soient pas les premières, ni les dernières, mais qu'elles reviennent dans un avenir proche ou lointain, inspirées par la vengeance, d'où, nous devons dire ici et maintenant, à la manière des pères de l' Europe : « plus jamais çà ! ».
L'Afrique n'a rien à gagner, en perdant du temps pour l'exécution du projet de l'UPACEB car on est dans une situation d'urgence, devant les dégâts des sectes comme par exemple, l secte Islamiste Boko Haram. L'Afrique a intérêt à exécuter le plus rapidement possible, le projet de l'UPACEB. On ne le dira jamais assez : la géographie implique le territoire qui, à son tour, implique la souveraineté qui, elle aussi, implique les conflits. C'est l'enseignement tiré du Manifeste de Ventotene, écrit en juin 1941 par les pères de l'Europe, lorsqu'ils ont dit : «plus jamais çà». Cela veut dire que tant que l'Afrique continuera de maintenir ces frontières artificielles, il est fort à parier que le continent connaîtra de graves guerres de souveraineté dans le futur, lesquelles risquent d'être plus mortelles encore. Sans oublier la problématique des langues.

B) Les frontières linguistiques, une bombe à retardement en Afrique
L'Afrique qui a de nombreuses langues a enrichi son répertoire linguistique par les langues coloniales : l'anglais, l'espagnol, le français, le portugais et le néerlandais.
De ce fait, le continent vit en sourdine des velléités hégémoniques qu'il ne faut pas ignorer. Par exemple, nombreux sont les Africains Francophones, Hispanophones et Lusophones qui ne comprennent pas que les plus grandes institutions continentales africaines comme l'Union Africaine et la BAD, soient aux mains des seuls Anglophones.
En effet, non seulement l'Union Africaine a son siège à Addis-Abeba pour des raisons historiques, mais encore la présidence de la commission de l'Union est présidée par Mme ZUMA, une Anglophone. Par ailleurs, la présidence tournante de l'institution est échue au président Robert Mugabe l'an dernier, un autre Anglophone. Et maintenant, c'est la Banque Africaine de développement qui se retrouve aux mains d'un Anglophone du Nigeria. Tout cela suscite de l'incompréhension chez bon nombre d'Africains non-anglophones.
Précisons à ce sujet que ce n'est pas parce que les gens se taisent, qu'ils n'ont rien à dire. Au contraire !
Par exemple, on a vu l'élection de Mme ZUMA qui l'a opposée à M. Jean PING. L'Union Africaine est passée juste à côté de l'implosion, les Francophones ayant été nombreux à ne pas supporter l'éviction de Monsieur Jean PING.
Les frontières politiques artificielles, nourries des frontières linguistiques, ce sont là, des foyers de tension que l'Afrique ne devrait pas négliger, mais auxquels elle doit faire face très rapidement avant que la situation ne s'envenime plus tard, et ne devienne sujet à conflits.
Voilà pourquoi il est plus qu'impérieux de mettre sur place l'UPACEB, qui est un modèle de l'Union Européenne en vue d'équilibrer les pouvoirs entre zones linguistiques en Afrique.
Avec l'UPACEB, des Institutions continentales supplémentaires peuvent être créées. Par exemple, un parlement multicaméral avec des Chambres de :
  • Députés,
  • du Sénat,
  • des Rois et Chefs Coutumiers,
  • des femmes,
  • des jeunes,
  • des handicapés,
  • des minorités (personnes Albinos, personnes rousses, métis...),
  • La chambre des commerçants, des femmes et hommes d'affaires au Nigeria, ...etc.
L'UPACEB veillerait dans ce cas à éviter le regroupement de toutes ces chambres parlementaires au même endroit, dans un même pays ; mais au contraire, elle devrait chercher à doter différents pays africains d'une des chambres parlementaires.
Par exemple :
  • la Chambre et le siège des rois et chefs coutumiers en Guinée Équatoriale,
  • la chambre et le sièges des Députés en Angola,
  • la Chambre et le siège du Sénat en RDC,
  • la Chambre et le siège des femmes au Zimbabwe,
  • la chambre et le siège des jeunes au Cameroun,
  • la chambre et le siège des handicapés au Ghana,
  • la chambre et le siège des minorités en Afrique du sud,
  • La chambre des commerçants, des femmes et hommes d'affaires au Nigeria, ...etc.
    L'UPACEB devra veiller à regrouper le siège officiel de l'Organisation et la Banque Centrale de l'Organisation dans le même pays pour ne pas susciter des velléités hégémoniques entre le pays détenteur du siège exécutif, et le pays détenteur du siège de l'économie et des finances. En même temps, l'UPACEB veillera à ce que chaque pays membre possède une représentation diplomatique de l'Union et une succursale de la Banque Centrale.
En tout cas, c'est par la multiplication des institutions continentales et internationales, et leur juste répartition dans les pays membres, que l'UPACEB contribuera à renforcer l'installation de contre-pouvoirs entre les zones linguistiques sur le continent africain, et aider l'Afrique à contrecarrer ce que plusieurs africains soupçonnent d'être une hégémonie de la seule langue anglaise, porteuse de germes de conflits.

L'UPACEB ne devra pas répéter cette faute de l'Union Africaine qui a choisi d'opter le Ki Swahili comme sa seule langue. Au sein de l'UPACEB, il faudra opter pour plusieurs langues officielles comme l'a fait l'Union Européenne. En effet, l'Union Européenne des 28 pays, possède 24 langues officielles !
C'est ainsi que personne, ni aucune langue n'est évincée, et c'est ainsi qu'on évite les conflits de souveraineté. Pour ce qui concerne l'Afrique subsaharienne particulièrement, la prévention des conflits politiques pouvant être générées par ses fragilités, ses vulnérabilités telles ses frontières terrestres politiques et ses frontières linguistiques, passe indubitablement par l'adoption et l'exécution du projet de l'UPACEB.
En effet, si jusque-là, ce continent «pré-fabriqué» qui présente tant de vulnérabilités n'a pas volé en éclats, ce n'est pas le fruit du hasard ; au contraire, c'est grâce aux fondamentaux du panafricanisme, encore en vigueur dans les villages et campagnes africains.

    1. L'AFRIQUE AU BENEFICE DES FONDAMENTAUX DU PANAFRICANISME

Si jusque-là, l'Afrique ne s'est pas embrasée entièrement alors qu'elle a tout pour l'être, à cause de ses frontières politiques artificielles et de ses frontières linguistiques, c'est surtout grâce aux fondamentaux du panafricanisme parmi lesquels les institutions traditionnelles africaines (A) et la gestion africaine de la cité (B).

A) Les institutions traditionnelles africaines, un ciment pour la cohésion sociale
Si, en dépit de toutes ses fragilités institutionnelles, l'on n'a pas encore assisté à des conflits de grande ampleur sur le continent noir, cela est tout simplement dû à la force des fondamentaux du panafricanisme.
En général, on a tendance à penser qu'à défaut d'être la norme officielle en Afrique moderne née de la colonisation, les fondamentaux du panafricanisme sont réduits à néant, qu'ils sont rendus invalides. C'est une méprise que de raisonner ainsi.
D'abord, ce n'est pas parce que le panafricanisme et ses fondamentaux sont marginalisés, qu'ils ne sont pas systématisés et enseignés dans les chaires universitaires africaines, et de par le monde, qu'ils n'existent pas.
Ensuite, même si parler du panafricanisme peut s'apparenter à un délit, il n'en demeure pas moins que les fondamentaux de la notion constituent les normes qui régulent les villages et campagnes africains. L'imaginaire des Peuples Africains de Civilisations Ébènes est teinté par ces fondamentaux du panafricanisme, leur cosmogonie en vibre. Citons quelques exemples.

    1) La cosmogonie africaine : l'unité et l'unicité du monde, les dieux, les ancêtres le grand Dieu
La vision africaine du monde est inclusive. Elle n'admet pas de discrimination entre les peuples. D'ailleurs, le mot "racisme" n'existe dans aucune langue africaine, en tout cas pas dans la langue Modjoukrou que nous connaissons bien.Voilà pourquoi, même artificiellement découpée, et linguistiquement morcellée, l'Afrique tient debout. Ensuite, le rôle des dieux, des ancêtres et du grand Grand Dieu, garants des morales sociales, des conduites individuelles et des conduites collectives renforce la cohésion sociale. Ces êtres invisibles qui sont censés piloter la vie sociale permettent aux Africains de trouver l'espérance nécessaire à la cohabitation, et à l'évitement des conflits fratricides.
    2) La force des institutions traditionnelles
La force des institutions traditionnelles sont aussi source de stabilité et de paix dans les campagnes et villages africains où, le pouvoir du chef n'est pas remis en cause, et où, le rôle des anciens, assez prépondérant est suffisamment solide et rassurant pour un contrôle social sans défaut. Si l'Afrique survit encore aux pièges de la déstabilisation posés par ses frontières politiques artificielles et ses frontières linguistiques, c'est assurément grâce à la sûreté et à la sécurité qu'offre son système traditionnel incarné par l'autorité traditionnelle. Cette autorité traditionnelle est celle qui, d'une main de fer, empêche les conflits politiques de s'étendre dans les villes et villages. Et voilà pourquoi, en général, les conflits politiques en Afrique ne s'arrêtent que dans les capitales et grandes villes.
On l'a vu récemment dans le conflit post-électoral en Côte d'ivoire où, les habitants des grandes et précisément de la capitale Abidjan ont dû trouver refuge dans les villages, désertant ainsi Abidjan, transformée en champs de bataille.

    3) La parenté à plaisanterie
La parenté à plaisanterie, institution établissant des relations de coopération pacifique et établissant des alliances entre différents peuples et différentes tribus sont un instrument de paix et de bonheur au service de la cohésion en Afrique. En Côte d'ivoire par exemple, on a le cas des Toukpê, (parenté à plaisanterie entre les peuples Dida et Ôdjoukrou d'une part, et d'autre part, entre d'autres peuples et d'autres tribus du pays).
En principe, dans une relation de parenté à plaisanterie, il est conclu un pacte de non-agression réciproque et un serment de paix perpétuelle. D'après une page Wikipédia, «La parenté à plaisanterie, ou sinankunya au Mali, rakiré chez les Mossis du Burkina Faso, toukpê en Côte d'Ivoire, Kalungoraxu chez les Soninkés, dendiraagal chez les Halpulaaren, kalir ou massir chez les Sérères, Kal chez les Wolofs, est une pratique sociale typiquement ouest-africaine, qui autorise, et parfois même oblige, des membres d'une même famille (tels que des cousins éloignés), ou des membres de certaines ethnies entre elles, à se moquer ou s'insulter, et ce sans conséquence ; ces affrontements verbaux étant en réalité des moyens de décrispation sociale».

Ce sont là, des exemples de fondamentaux du Panafricanisme qui permettent encore à l'Afrique de tenir debout malgré son morcellement territorial et son éparpillement linguistique. Sans oublier la façon dont le système traditionnel africain gère la cité.

B) La gestion africaine de la cité, un garant de stabilité sociale
En dépit de tout ce que l'on raconte à cause de l'ignorance généralisée sur l'Afrique, ce continent est le plus démocratique du monde entier, si l'on ne s'en tenait qu'à ses campagnes et ses villages. Donc, en matière de démocratie, c'est l'Afrique moderne qui ignore le système traditionnel qui est le talon d'Achille de ce continent. Autrement dit, les campagnes et villages africains sont garants de démocratie.
Comme il a été mentionné dans un article précédent, avec justesse, la compagne et le village africains ne se gèrent pas par des décrets divins. Au contraire, en milieu rural africain, la communauté est gérée par les décisions générales issues de l'Arbre à Palabres. Et nulle part en Afrique traditionnelle, on n'a attendu que Dieu dicte des normes pour la gestion de la cité. Seul l'Arbre à Palabres le fait.
    1) L'Arbre à Palabres, synonyme de la démocratie
Les bienfaits du panafricanisme sur l'Afrique sont perceptibles à tous les niveaux même comme cela se passe d'une manière non-réglementaire comme le veut le Droit moderne hérité de la colonisation.
Par exemple, l'Arbre à Palabres. Synonyme de démocratie, l'Arbre à Palabres n'est pas un mythe en Afrique. Au contraire, chaque campagne et chaque village africains ont, chacun, plusieurs Arbres à Palabres. Principalement, la communauté dans son ensemble dispose de son Arbre à Palabres central, situé le plus souvent, au centre du village. Et, en dehors de l'Arbre à Palabres central commun à tous, dans la même campagne, dans le même village, chaque quartier a son Arbre à Palabres. Les Arbres à Palabres de quartiers sont en quelques sortes, des assemblées préliminaires, où, l'on prend part aux discussions publiques sur tous les sujets d'intérêt général, avant même d'en arriver sous l'Arbre à Palabres central. Catalyseur des consciences, l'Arbre à Palabres a protégé l'Afrique des extensions de conflits qui ravagent les pays depuis les capitales et les grandes villes, aux villages et campagnes, où, subsistent encore cette institution séculaire, avec des pouvoirs locaux solides. Grâce à l'Arbre à Palabres, les feux conflictuels à l'origine des guerres dans les pays africains sont contenus, éteints, avant même qu'ils ne s'approchent des campagnes et villages où, les populations locales informées et averties, les tuent dans l’œuf avant leur arrivée, par le seul fait de l'Arbre à Palabres. Pareillement, l'institution de l'Arbre à Palabres est consolidée par la conception de la politique en Afrique traditionnelle à savoir, la philosophie politique.

    2) l'Afrique de la philosophie politique, n'est pas l'Afrique de la science politique
L'Afrique est considérée abusivement comme anti-démocratique à cause de l'Afrique moderne.
Au fond, en parlant de l'Afrique, il convient maintenant de parler de l'Afrique au pluriel. En effet, Afrique au sud du Sahara, deux catégories sociales coexistent : l'Afrique rurale et traditionnelle dont l'organisation et le fonctionnement restent féodaux en grande partie, et l'Afrique moderne, c'est-à-dire, l'Afrique des villes.
Cette distinction vaut tout son poids dans la mesure où, l'Afrique rurale et traditionnelle gère ses cités dans la perspective de la philosophie politique, au sens aristotélicien du terme, à savoir, la recherche de l'équité, en vue d'une société juste.
Il n'en est pas ainsi de l'Afrique moderne, qui elle, est gérée dans la conception de la science politique au sens machiavélique du terme, à savoir, seule la fin justifie les moyens.
Cette double perception de la politique a pour effet de maintenir l'équilibre social et la paix en milieu rural africain favorables à la philosophie politique pendant les conflits socio-politiques africains, là où, les milieux urbains, favorables à la science politique quant à eux connaissent l'embrassement. A ce niveau aussi, l'exemple de la crise ivoirienne est des plus éloquent.

En général, lorsqu'on demande aux Ivoiriens de savoir pourquoi Laurent Gbagbo jouit d'une telle popularité dans son pays, la réponse qui vient, mais ne convainc pas du tout est celle-ci :
de l'avis de tous, dans son pays, Laurent Gbagbo est aimé, parce qu'il est l'opposant historique qui n'a jamais eu recours aux armes pour accéder au pouvoir. D'autre part, il est dit que Laurent Gbagbo avait un projet de société merveilleux pour la Côte d'ivoire.
Effectivement, Laurent Gbagbo était un opposant historique qui n'a jamais eu recours aux armes mais en Afrique, il n'est pas le seul à avoir agi ainsi. On a des exemples sur le continent d'opposants historiques qui n'ont jamais eu recours aux armes. C'est le cas de :

  • Abdoulaye Wade au sénégal
  • Etienne Tschisékédi en RDC
  • Alpha Condé en Guinée...etc.
Lesquels sont des opposants historiques, n'ayant jamais eu recours aux armes.

Concernant le projet de société de Laurent Gbagbo, il n'en était pas le concepteur. Le concepteur était feu Harris Mêmel Fôtê.
Enfin, Laurent Gbagbo n'est pas apprécié que dans son pays, il est admiré partout en Afrique, par la jeunesse africaine.
Alors, qu'est-ce qui peut bien expliquer la mobilisation populaire africaine en faveur de Laurent Gbagbo ?
La réponse est simple : c'est la philosophie politique, conception africaine de la politique., reprise par Aristote, philosophe Grec.

En effet, élu président de la république de Côte d'ivoire en 2000, Laurent Gbagbo gouvernait le pays légitimement lorsqu'une rébellion a voulu le renverser par un coup d’État. De ce point de vue, et, pour la philosophie politique africaine, Laurent Gbagbo était une victime. Or, par la suite, de victime qu'il était, la science politique en a fait un bourreau.

En clair, celui que la philosophie politique en Afrique considérait comme une victime, - Laurent Gbagbo -, est devenu un bourreau pour la science politique.
Par conséquent, l'opinion publique africaine dominée par la philosophie politique a été heurtée, et les morales sociales africaines interpellées.
C'est la seule raison valable, explicative du soutien massif, apporté à Laurent Gbagbo par de nombreux Africains qui le soutiennent, à cause de leur fidélité à la conception politique de l'Afrique, c'est-à-dire, la philosophie politique, au sens aristotélicien du terme.

Autre exemple de la crise ivoirienne : la rébellion ivoirienne explique avoir pris les armes pour mettre fin à une injustice, celle de lutter contre les discriminations faites aux citoyens ivoiriens du nord, et aux fidèles musulmans, plus précisément à Alassane Ouattara qui serait exclu de l'élection présidentielle.
A ce niveau aussi, c'est un principe fondamental du Panafricanisme, à savoir l'Unité du monde qui est soulevé. En effet, dans la cosmogonie africaine, le monde est UN. Du monde visible au monde invisible, tout est relié. Et il n'y a pas de place pour les discriminations.
L'exclusion d'un candidat à l'élection présidentielle ne se justifie aucunement devant les principes fondamentaux du Panafricanisme.

Pour conclure, les deux exemples ci-dessus, pris de la crise ivoirienne, démontrent à tous points de vue que les Africains sont nombreux à être attachés à leurs fondamentaux. Et que les fondamentaux du Panafricanisme sont ceux qui régulent encore l'Afrique afro-subsaharienne dans sa majorité.
Au fond, les fondamentaux du Panafricanisme restent un instrument de paix et de stabilité pour l'Afrique, et que l'Afrique a tout intérêt à les exploiter, en leur donnant une place plus importante encore au plan national et au plan international.
En effet, au lieu de réserver ces fondamentaux aux seuls ruraux, l'Afrique moderne a, au contraire, intérêt à les intégrer dans les lois fondamentales régissant les pays et les institutions nationales et continentales car, c'est en agissant ainsi, que le continent garantira sa stabilité, et qu'elle préservera ses peuples, ses populations et son territoire de guerres fratricides à l'avenir.

Pour cela aussi, la mise à exécution du projet de l'UPACEB devient nécessaire.



Yéble Martine-Blanche OGA-POUPIN